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Municipales

Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 20:32

Le journal officiel de tous les pouvoirs fait la pub des "autonomes" et des "casseurs de Poitier", qui s'inspirent manifestement des grandiloquences situationistes passées. A leur place je me poserais des questions, si j'avais deux neurones.

 

Un abri-bus fracassé, dans le centre-ville de Poitiers

Les autonomes qui seraient à l'origine des violents incidents qui se sont déroulés le samedi 10 octobre à Poitiers lors d'une manifestation contre la nouvelle prison de Vivonne revendiquent les tags et les bris de vitres et justifient leur mode d'action violent dans un texte adressé au quotidien Le Monde, selon Le Monde.fr.

Dans ce texte intitulé «Coucou c'est nous», les signataires précisent:

«Nous sommes passés par ces rues. Le plus vieux baptistère de France a été baptisé. Il faut avouer qu'on s'en fout du patrimoine. Toute trace des incandescences passées et monumentalement neutralisée. Alors, faut ranimer un peu», reprend Le Monde.Fr.

Puis ils ajoutent, toujours selon Le Monde.fr:

«Nous sommes passés par ces rues. Sur les images, il y a des pleurs d'enfants. On voudrait que les enfants pleurent à cause de nous? Mais ils pleurent avec nous? Ce sont les mêmes larmes que nous avons versées. (...) Des larmes contre ce monde».

Ce texte est signé «quelques casseurs».

Le Monde l'a reçu une semaine après les émeutes de Poitiers.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet le 12 octobre pour «organisation d'un attroupement armé» afin de «rechercher les personnes à l'origine de cette manifestation».

Ces autonomes dits "insurrectionnalistes" sont venus à Poitiers de plusieurs villes de France.

En avril, ils étaient à Strasbourg, lors du contre-sommet de l'OTAN, et à Paris le 21 juin.

A chaque fois, de violents incidents ont émaillé ces manifestations.

 

Question subsidiaire : ils veulent supprimer les prisons, mais les capitalistes ils veulent en faire quoi?

Par Réveil Communiste - Publié dans : Municipales
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 08:01


André GERIN


Maire de Vénissieux

Député du Rhône










Conférence de presse

Mardi 5 mai 2009 - 11 heures

Club de la Presse - Lyon 2



Pour illustrer le sentiment que j'éprouve, je pourrais vous chanter la chanson de Johnny, « Souvenirs, souvenirs », nous sommes de la même génération !


J'ai décidé de passer la main après ces 24 années en tant que maire de ma ville. Pourquoi maintenant après l'avoir envisagé il y a déjà 8 ans ? Aujourd'hui les conditions sont réunies. Cela comporte obligatoirement des risques, mais aussi et surtout de belles opportunités de combat et d'engagement collectif.


  • Elu depuis 1977, soit 32 années,

  • Après 19 années de responsabilités syndicales, dont 7 années en tant que secrétaire de la section de RVI,

  • Après 21 années d'engagement au Comité central du PCF,

  • Après 8 années de mandat au Conseil régional,

  • 8 années au Conseil général,

  • 23 années à la Courly,


A 63 ans, je crois qu'il faut être raisonnable et savoir laisser la place. Face à l'immensité de la tâche que représente une ville qui concentre toute les grandes questions cruciales de la société française, la responsabilité est tout aussi lourde et usante, que passionnante et motivante. Aujourd'hui, j'aspire à changer de rythme, infernal avec le cumul des mandats.


Je reviens sur les quatre ouvrages que j'ai écrits :

  • Le premier « Minguettes challenge pour la ville » en 1988 a constitué une feuille de route depuis 20 ans,

  • Puis « Jeunes une chance pour la ville » en 1992, un cap offensif vis-à-vis de la jeunesse et pour les jeunes générations,

  • « Et si le capitalisme avait fait son temps » écrit en 2004, un titre prémonitoire à la crise du capitalisme.

  • Enfin « Les Ghettos de la République » en 2007, un livre au cœur de l'actualité qui a eu un impact et un intérêt énormes.


Je n'ai jamais cherché à plaire à tout le monde, avec mon volontarisme et mon côté « chien fou », mais j'ai toujours exigé d'être respecté dans mes convictions et ma personnalité. J'ai appris à défendre l'intérêt général, la chose publique, les valeurs et les idéaux républicains, les valeurs civiques et morales, pour le vivre ensemble, le commun, le communisme.


Je pars alors qu'autour de moi se sont constituées au fil des années des équipes solides d'élus, des équipes de travail, des équipes de combat.


A commencer par le duo que nous avons formé avec Guy FISCHER, 1er adjoint, sénateur depuis septembre 1995, une complicité dix années durant, qui l'eût cru, depuis remplacé par Yolande Peytavin. Il suffit aujourd'hui de regarder comme la ville est métamorphosée, « boostée » dans son dynamisme, son développement, son rayonnement, son autorité, sa reconnaissance, y compris de la part des institutions. Nous devenons une ville de référence. C'est le résultat du travail de Yolande Peytavin, un travail exigeant d'animation du bureau municipal, avec les adjoints et l'équipe municipale ; une équipe de choc renforcée, complétée par celle élue en mars 2008 (un tiers des élus avec des origines étrangères, de 7 nationalités différentes).


Un travail au quotidien de résistance face aux monstres technocratiques telle la Courly, ou bien face au retrait et à la démission de l'Etat, ou encore à la dictature des ogres de la finance, dans le contexte de la crise sociale et politique que l'on connaît, avec les périls et les possibilités, les opportunités. Oui, Vénissieux est devenue une ville de référence avec des changements qui se sont accélérés, un rayonnement et une autorité nationale. Nous pouvons parler de métamorphose.


Même s'il y a toujours un goût d'inachevé, je passe le relais la tête haute, fort de la relation affective nouée avec les Vénissians, avec une passion combative et des actions engagées pour :


  • Le renouveau, la reconquête urbaine (Les Minguettes, des quartiers « 3 étoiles » en comparaison avec la région parisienne),

  • une reconnaissance et une valorisation de la jeunesse,

  • un refus total de la violence, les premières victimes, les jeunes, les ados, les femmes, les immigrés,

  • un combat tranchant contre l'intégrisme, le communautarisme, tous les fascismes,

  • le droit de vivre en toute tranquillité,

  • une lutte prioritaire contre l'insécurité (après les drames qu'a connus la ville / le vote Front national lors des municipales de 1995, dont les motivations ont été révélées par l'étude qualitative SOFRES devenue un événement national)


Après discussions, propositions, consultations et concertations, les communistes ont porté leur choix presque unanimement sur Michèle Picard pour me succéder. Avec elle, le renouvellement est en route. Actuellement adjointe aux affaires sociales, à la lutte contre la grande pauvreté et aux droits des femmes, nouvelle élue dans l'équipe de 2008, cette Vénissiane a habité 25 ans aux Minguettes, et s'est engagée auprès de moi en 2002 comme suppléante. Elle a déjà fait ses preuves, c'est une femme publique, impliquée au cœur des luttes sociales, pour la cause des femmes et des enfants. Elle apportera sa façon d'être, ses méthodes, son style dans la direction de cette ville qui aura, à la mi-août, un nouveau directeur général. Elle fera son expérience dans un contexte de crise sociale et politique. En interne, chaque semaine, la préparation se fait avec Yolande PEYTAVIN et les adjoints.


Bien sûr, je continuerai de travailler en direct avec Michèle, en tant qu'élu au sein de la majorité municipale jusqu'en 2014, et comme député, notamment autour des questions :

  • De la bataille industrielle pour Rhône-Alpes, une nouvelle révolution industrielle,

  • De la défense et de la modernisation de la République (projet Balladur, la laïcité, lutte contre les intégrismes)


Aujourd'hui, les salariés, les dirigeants des PME/PMI sont en situation de légitime défense face aux désastres industriels (les incendiaires, les démolisseurs crient au feu, veulent à tout prix renforcer leur pouvoir économique et politique). Les dirigeants et décideurs politiques et économiques préfèrent les bouleversements institutionnels France/Union Européenne pour recomposer la société française, l'Europe, avec le capitalisme financier. Les structures et soubassements de la République issus de la Révolution française sont minés, mutilés. C'est le modèle social, progressiste de la France qui est en voie de bouleversement et de démolition.


Comme responsable politique, je continuerai mon action pour que le PCF redevienne un parti de combat.


Voilà. Je vais maintenant adopter un autre rythme, prendre du temps pour ma famille, mes petits-enfants, pour quelques hobbies personnels.

 

Par Réveil Communiste - Publié dans : Municipales - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 19:46

22 avril 2009

Intervention d'André Gerin 



Choisir son maire correspond à chaque époque et à un contexte.

1935 : Edmond Roman, élu contre toute attente avec une voix socialiste.
1944 : Louis Dupic, déporté à Alger est désigné par arrêté préfectoral Maire sur proposition du Comité local de la Résistance. Il a ensuite été réélu deux fois Maire.

1962 : la section du Parti veut changer le Maire. Aucun élu ne veut remplacer Louis Dupic. C'est le secrétariat fédéral qui hésite entre Jean Capiévic et Marcel Houël.

C'est Marcel Houël, conseiller municipal de Villeurbanne qui est désigné. Il sera député la même année.

1985 : décès de Marcel Houël, contre toute attente, je suis désigné par la section, alors que Guy Fischer, qui remplace Robert Sanlaville comme 1er adjoint en 1977 était annoncé comme étant le remplaçant de Marcel Houël.


J'ai décidé de passer la main au bout de 24 années. Je veux expliquer pourquoi je le fais après l'avoir envisagé il y a déjà 8 ans. Aujourd'hui les conditions sont réunies. Il y a obligatoirement des risques, il y a surtout de belles opportunités de combat et d'engagement collectif.


Le choix d'un maire, d'une personne est un sujet ultra sensible, avec des risques et des opportunités. Il ne peut jamais y avoir unanimité, ce n'est pas le but recherché.

Au delà des personnes, dans le respect de chacune et de chacun, il nous faut faire un choix d'engagement collectif, d'engagement communiste, avec le prochain maire qui sera exposé, en première ligne, au service de l'intérêt général, pour servir nos valeurs, nos idéaux, pour continuer dans le combat aujourd'hui et après 2014 notre fidélité à l'héritage qui nous est confié par nos anciens.


25 000 emplois industriels ont été perdus en 30 ans.

Depuis 1981, la bataille est rude en passant par la perte des usines Berliet RVI, nous sommes aujourd'hui la plus grande ville du sud est de la France, au cœur d'une agglomération, d'une région laboratoire de la recomposition politique PS/droite. Nous sommes un pôle de résistance, d'innovation, un laboratoire de renouveau communiste. C'est cela qu'il nous faut continuer, amplifier.


J'ai 63 ans, élu depuis 1977, soit depuis 32 années.

Après 19 années de responsabilités syndicales

             7 années en tant que secrétaire de la section de RVI

            21 années membre du Comité central du PCF

             8 années conseiller régional

             8 années conseiller général

            23 années conseiller Courly.

Je crois qu'il faut être raisonnable et savoir laisser la place. L'immensité de la tâche et une ville qui concentre toute les grandes questions cruciales de la société française est lourd, usant, mais passionnant et motivant. J'aspire à changer de rythme infernal avec le cumul des mandats et de mener mon mandat de député, le seul député communiste de Rhône-Alpes (3 sénateurs communistes en Rhône-Alpes) comme question centrale de la bataille industrielle, du produire français, l'ambition révolutionnaire pour changer de société.


J'ai écris quatre livres :

- Minguettes challenge pour la ville en 1988 qui a constitué une feuille de route depuis 20 ans.

- Jeunes une chance pour la ville en 1992, pour nous placer à l'offensive vis à vis de la jeunesse.

- Et si le capitalisme avait fait son temps en 2004, un titre prémonitoire à la crise du capitalisme.

- Les Ghettos de la République en 2007. Un livre au cœur de l'actualité qui a eu un impact et un intérêt énorme.

J'ai fait rééditer  et réactualiser le livre de Maurice Corbel sous le titre « Vénissieux la rebelle » avec la mise en évidence des enjeux culturels exceptionnels de notre ville.


Je suis sûr d'une chose, avec mon volontarisme et mon côté chien fou, je n'ai jamais cherché à plaire à tout le monde, mais toujours exigé d'être respecté dans mes convictions et ma personnalité. J'ai appris à défendre l'intérêt général, la chose publique, les valeurs et les idéaux républicains, les valeurs civiques et morales. Pour le vivre ensemble, le commun, le communisme.

 Je veux consacrer du temps pour que le PCF redevienne un parti de combat. Les conditions historiques le rendent plus actuel dans le prolongement de 1920, du congrès de Tours.


Je veux partir parce qu'au fil des années se sont constituées des équipes solides d'élus, de travail, de combat.

A commencer par notre complicité avec Guy, 1er adjoint qui l'eût cru dix années durant, avant de devenir sénateur en septembre 1995, remplacé par Yolande Peytavin.


Il suffit aujourd'hui de regarder comme la ville est métamorphosée, accélérée dans son dynamisme, son développement, son rayonnement, son autorité, la reconnaissance, y compris dans les institutions . Nous devenons une ville de référence. C'est le résultat du travail de Yolande Peytavin, un travail exigeant d'animation du bureau municipal, avec les adjoints et l'équipe municipale ; une équipe de choc renforcée, complétée avec celle élue en mars 2008 (un tiers des élus avec des origines étrangères, de 7 nationalités différentes). Avec au quotidien, la résistance aux monstres technocratiques de la Courly. Je suis sûr que peu de camarades peuvent imaginer la difficulté, l'entrave permanente de la technocratie amplifiée par le retrait et la démission de l'Etat républicain. La « maison Mairie » est bien tenue avec une équipe solide et soudée autour de Yolande Peytavin.


Le contexte de la crise sociale et politique, avec les périls et les possibilités, les opportunités, la dictature des ogres de la finance va se poursuivre (Lénine : l'impérialisme stade suprême du capitalisme).

Aujourd'hui, les salariés, les dirigeants des PME/PMI sont en situation de légitime défense face aux désastres industriels (les incendiaires, les démolisseurs crient au feu, veulent à tout prix renforcer leur pouvoir économique et politique).

Les dirigeants et décideurs politiques et économiques préfèrent les bouleversements institutionnels France/Union Européenne pour recomposer la société française, l'Europe, avec le capitalisme financier.

Les structures et soubassements de la République issus de la Révolution française sont minés, mutilés. C'est le modèle social, progressiste de la France qui est en voie de  bouleversement et de démolition.


La ville de Vénissieux, avec un maire communiste, est dans l'œil du cyclone. Cette difficulté majeure de lutte des classes peut être un levier pour l'union, le rassemblement populaire, pour un front de lutte et de combat communiste du XXIème siècle (voir Badiou).

Plein de questions concernent la vie, l'avenir des habitants de Vénissieux : Projet Balladur, le contournement fret, le logement social, la paupérisation sociale, l'insécurité sociale, ségrégation, bataille de l'emploi, contre la misère pour une vie digne.


Nous devons nous inscrire dans l'agenda social et politique imprévisible, au cœur du combat de classe qui s'aiguise.

Comme jamais, les réveils seront douloureux. Il y a des prises de consciences, comme dans la Résistance, il y aura des hommes et des femmes qui sortiront de l'ombre pour se battre et réaliser comme en Guadeloupe l'union du peuple de France. C'est comme cela que je réfléchis à mon remplacement. Ca va être chaud, et c'est bien. Nous allons être confrontés de plus en plus à de l'inattendu, à des choses surprenantes et inhabituelles dans la braise du combat politique, mais éminemment de notre histoire inédite.


En janvier, j'ai demandé à rencontré Serge et Marie-Christine pour leur confirmer ma volonté de passer la main. J'avais même convaincu Yolande Peytavin pour me remplacer, après de multiples discussions, elle n'a jamais été candidate au poste de Maire. La proposition est faite de discuter aussi, pourquoi pas, de la candidature de Michèle Picard. J'accepte cette proposition dans la mesure où il faut rediscuter avec Yolande que j'avais convaincu.

La proposition de Michèle faisait partie des possibilités pour l'avenir dans la mesure où je l'avais proposé comme élue et adjointe en renfort en 2008. Voilà comme les choses se sont déroulées depuis fin janvier, les différentes étapes avec la rencontre de ce soir.

Nous avons mis en place en mairie un vrai travail fin mars avec Yolande, Michèle, Henri, Evelyne, Christian, Pierre-Alain, Andrée, Edith, Bayrem pour s'organiser au quotidien sur les grands dossiers et préparer la passation dans un bon esprit. Les élus communistes sont engagés. J'ai vu les autres forces politiques de gauche, les choses devraient bien se passer. Le travail continue dans un bon esprit en essayant d'éviter les bruits de couloir ou les ragots.

Je resterai élu jusqu'en 2014.


Je vais faire une lettre aux habitants précédée d'une conférence de presse le mardi 5 mai avec Serge Truscello en prenant appui sur la consultation et annoncer le conseil municipal du 27 juin.


Michèle est suppléante du député. Nous avons l'habitude de travailler ensemble depuis  7 années sur les questions politiques et les dossiers de l'Assemblée nationale.

On ne choisit pas le confort, nous faisons le pari d'une tête nouvelle, issue d'une famille vénissiane.

Je partage, je m'engage sur le choix de Michèle Picard, avec Yolande et les élus communistes, au delà des avis, critiques, réserves, en faisant en sorte que tout se passe bien avec les communistes. Informer, expliquer en étant attentif aux traquenards,  chausse-trappe politique qui ne vont pas manquer dans les semaines à venir.

On ne va pas chômer, on a besoin de tout le monde pour affronter l'adversité.

J'ai confiance.

Par Réveil Communiste - Publié dans : Municipales - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 19:07
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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 20:08
Par Réveil Communiste - Publié dans : Municipales
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 13:30
Par Réveil Communiste - Publié dans : Municipales
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 11:52

JL Cailloux nous à fait parvenir la deuxième version de ce texte. En rouge, souligné par moi (GQ)


Commentaires sur les résultats du PCF

pour les élections cantonales 2008 et les enseignements pour le PCF.

 

 

Ces élections doivent nous permettre de tirer des enseignements concernant ;

a)      La contestation de la politique poursuivie par la droite.

b)      L'opinion que les citoyens ont sur chaque parti et notamment le nôtre.

C'est l'objet de cette note qui mérite naturellement  des compléments.

C'est le cas sur la portée de l'abstention pour laquelle je ne dispose pas d'éléments d'analyses suffisants, mais qui témoigne d'un enseignement politique certains, (  voir dans les villes populaires) et peut être du fait que dans beaucoup de têtes tout se décide a la présidentielle.


1/ Une meilleure visibilité et un potentiel de progrès

 

Avec les tableaux dont je dispose, je remarque que les résultats donnent un léger progrès  en % pour le PCF sur les 1164 cantons où il y avait un candidat en 2001 et en 2008 soit 12,1% en 2001 et 12,4%. en 2008 (+0,3%).

Mais nous sommes en recul sur l'ensemble des cantons avec 8,84% (est-ce finalement le bon % ! ) et -0,90% sur 2001  

 

Ce résultat se compose de gains ou une stabilité dans environ 650 cantons (56%)    et de pertes dans les autres.

 

Mais la raison importante du recul de 0,9% réside dans le recul du nombre de candidats du PCF.

 

Il y avait 1934  cantons à pouvoir en 2008 (2011 avec les Dom) et il semble que le PCF ne présentait environ que 1164 candidats, soit 385 candidats de moins qu'en 2001 selon les tableaux dont je dispose.

 

Nous totalisons au sortir de cette élection  644 cantons où le PCF est absent !

Reste à savoir pourquoi cette situation et pourquoi cette chute de 385 candidats par rapport à 2001.

 

Quel aurait été le résultat avec le même nombre de candidats?

L'absence est en soit un fait politique. (Nous organisons nous-même notre recul)

 

Mais nous pouvons calculer un manque de voix occasionné en prenant les voix obtenus en 2001 dans les cantons abandonnés.

Cela donne aux alentours de 185 000 voix !!  soit plus de 15% de nos suffrages.

 

À comparer avec les voix 1158121 voix et 8,84% obtenu par le PCF, si nous ajoutons ces 185 000 voix nous aurions environ 2% de mieux. ( Il faut naturellement faire l'hypothèse que ces électeurs potentiels ont voté pour d'autres candidats de gauches et sont déjà comptés dans les exprimés. Je fais l'impasse sur de possibles abstentions).   

Nous pourrions donc prétendre virtuellement à un léger progrès autour de 1%.

Nous mesurons donc la responsabilité prise de ne pas présenter de  candidats.

 


Dans les raisons du recul du nombre de candidats figure le fait que des FD ont passé un accord global avec le PS dès le premier tour. ( Je ne les connais pas toutes et il existe aussi des accords plus limités dont je n'ai pas connaissance). 

Pour les deux FD qui sont à ma connaissance dans le cas d'un accord global, le recul du Pcf est sensible. Seine et Marne -3,94% et Corrèze -3,76% 

Pour avoir un meilleur jugement  il faudrait aussi faire une étude de corrélation entre le progrès de l'absence du PCF, (   mais aussi là où existe un réel effort de nouvelles candidatures là où il n'y en avait pas en 2001)    et le positionnement des directions fédérales dans la préparation de l'assemblée de décembre vis-à-vis des discours de remise en cause de l'existence du parti.

 

2/ Des résultats qui montrent une rupture positive avec la période précédente.


Le principal enseignement c'est le retour du PC dans le champ politique et ses probables effets internes : avec l'idée de novation et d'existence dans l'action et  démocratisation qui se trouvent  renforcées  .


Sur le plan politique, il faut noter que ces résultats surviennent après deux élections présidentielles calamiteuses :

Robert Hue 3,37% « candidat de gauche » et Marie George Buffet, candidate de la "gauche populaire et antilibérale » qui a eu le résultat le plus bas de toute l'histoire du PCF 707 327 voix, soit 1,93% des suffrages exprimés.  

Nous avons eu aussi des élections législatives où le  PCF avait investi 518 candidats  et où nous avons recueilli un résultat en recul sur les précédentes (c'est  le cas dans les Hauts-de-Seine (sauf pour nos élus sortant comme à Suresnes, où nous avions un progrès de 1,5% sur 2002)   .

 

Ces résultats avaient déclenché un discours défaitiste au sein de la direction du PCF; il était courant d'entendre dire que la crédibilité nationale du Parti était en cause et nombre de voix se sont fait entendre pour promotionner l'abandon du nom « communiste », la dilution du PCF dans une autre formation.

O Dartigolle, P Cohen Seat, M Dufour, Martelli, Braouzec, Zarka et j'en oublie,   se sont bousculés dans des déclarations allant dans ce sens.

 

En décembre les assemblées de sections avaient donné une autre tonalité  et portaient l'exigence du maintien du PCF, avec des changements profonds, et l'affirmation d'un ligne politique révolutionnaire. ( La résolution finale édulcorant cet aspect)

 

HEUREUSEMENT, il est visible que  ce sont les orientations de fond, dans les sections, qui ont permis aux communistes de s'engager dans cette campagne qui corrige les résultats et le défaitisme antérieurs.

 

À l'opposé de la thèse qui consiste à se limiter à dire que ces résultats n'effacent pas les élections antérieures pour mieux conforter les lignes liquidatrices, aujourd'hui il est juste de dire que le Pcf  réaffirme son assise populaire et une visibilité attestée dans toute la presse..

 

3) L'audience du PCF et son implantation mérite un examen sérieux tant les résultats sont différenciés.


Il est visible que les endroits « pilotes » de la dilution du parti sont ceux ou le Pcf connaît de grandes difficultés.

 

Mais  l'implantation électorale en baisse en nombre de candidats traduit-elle une baisse de l'implantation en nombre d'adhérents ou la persistance des tendances à la dilution ?

 

Nous pouvons y voir l'effet :

a) Des appels répétés à une mise en cause de l'existence ou à la dilution du parti par de nombreux membres de la direction du PCF avec l'abandon de la référence au communisme.

b) De  la situation d'attente sur l'avenir voir l'existence du PCF dans le cadre de la préparation du congrès 2008 dite « ouverte et n'écartant aucune option au prochain congrès ».

Dès lors pourquoi présenter des candidats et appeler au vote communiste ?

 

La direction doit répondre à ces réelles questions et à sa difficulté de maintenir une implantation de candidats au plan national.
Il est d'ailleurs curieux que le secteur élection du Pcf ne produise aucune étude.

 

4) Les partisans de la disparition en remettent une couche.

 

Martelli et Lefort peuvent essayer d'utiliser les résultats pour conforter leurs thèses sur différentes façons de dissoudre le Parti dans une autre formation.

 

Gauche de gauche pour l'un  « Ouvrir  les voies à l'existence d'une réelle force politique de transformation sociale qu'importe le nom, pour l'heure » pour l'autre.

 

Ils reçoivent un renfort dans ce sens par un proche de MGB,   O. Dartigolles porte parole du PCF.

« Le monde » relate qu'interrogé sur la création d'une formation susceptible d'aiguillonner des socialistes timorés, il refuse de « formuler dès maintenant une réponse organisationnelle », mais se dit néanmoins favorable à la mise en place de « fronts électoraux ». Il évoque la constitution d'une liste pour les élections européennes de 2009 rassemblant le PCF, mais aussi « les amis de Jean-Luc Mélenchon et, pourquoi pas, une partie de la LCR ».

 

Ce à quoi Mélenchon fait écho en affirmant  qu'il faudra que « le PS noue le dialogue avec cette autre gauche qui va du PCF à la LCR et à LO ». Ou qu'à défaut, une fédération - un Die Linke à la française ? - se constitue à sa gauche

Comme nous le voyons, les tendances au rassemblement d'appareils se manifestent à nouveau et encore au détriment du rassemblement d'action et d'expérimentation des salariés et des citoyens.

( La récente prise de position de Gérin facilite plutôt leur travail de sape)

 

Un élément plaide en la faveur d'une capacité de progrès du PCF.

 

J'en tire d'autres enseignements, plus proches des positions exprimées dans les sections en décembre 2007,

 

Nous pouvons constater que dans les 282 cantons où le score du parti était inférieur à 5% en 2001, les candidats PCF progressent en voix et en pourcentage dans 227 (80%), et ils passent la barre des 5% dans 148 (52%).

Nous le vérifions dans les Hauts-de-Seine, où malgré tout il y a deux cantons sans candidats, alors que nous pouvions êtres présents  

Personne ne peut expliquer cette progression dans les zones où nous sommes le plus faible par une référence à un « communisme municipal ».

Il s'agit bien là d'un redressement de l'électorat communiste.

Les résultats des cantonales couplées aux municipales montrent donc les capacités de rassemblement des candidats du PCF.

 

Là où nous rencontrons des difficultés c'est dans les villes où des communistes jouent la division entre eux, là ou il y a des renoncements à porter une candidature, là ou le PS ou les verts nous ont affronté au premier tour  sur une base visant «  à nous faire la peau » générant des difficultés de reports au second a fortiori quant ils se maintiennent au second tour.  

 

Il faut aussi examiner l'impact des modes d'organisations dans les FD et les sections, du maintien ou de l'abandon des cellules, qui n'ont pas été traités de la même façon partout.

 

Se pose aussi, pour les communistes, les questions :

a) Des liens des sections et des élus, de l'attachement des élus à contribuer à faire vivre les sections et les organisations communistes de proximités.

b) Du rôle de nos élus et de l'effort à faire dans les exécutifs où nous devons garder une réelle autonomie,    pour ne pas être dans une politique d'accompagnement ou d'aménagement socialiste,    à la politique destructrice de la droite qui domine les instances au plan national. 

 

Il faut donc affirmer une ligne de conduite portant sur :

La recherche d'une nouvelle pensée communiste, novatrice dans les idées et l'action.  La Construction avec les citoyens  d'un projet, d'un contenu, avant de penser  rassemblement des appareils.

Les communistes doivent travailler avec d'autres, c'est évident, à partir du rejet de la droite et pour un contenu de classe,

Loin d'un parti à l'avenir en suspens ou l'errance vers une future nouvelle « force »,   le PCF pourrait être à l'initiative de grandes initiatives rassembleuses, liées aux luttes, avec l'apport de ses idées, pour un processus populaire de définition d'un projet politique transformateur.

C'est le cas pour les effets de la crise financière qui se développe, avec des effets vécus qu'il faut mettre en lumière.

Pouvoir d'achat, mouvement du capital, l'argent, les services publics et la démocratie, à l'opposé des thèses, de concurrences, de privatisation portés dans le rapport du socialisant Attali.  

 

Cordialement

Jean Louis Cailloux  

 

 

 


 

 

 

Par Réveil Communiste - Publié dans : Municipales
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 12:35

INTERVENTION DE JJK AU CONSEIL NATIONAL DU PCF 30 MARS 2008

Publié le 30 mars 2008 dans Conseil national du PCF

Gagner une élection ne veux pas dire que nous avons raison politiquement. Nous avons plusieurs réalités, gardons nous de généraliser des situations particulières. Je me garderai donc de donner des leçons en partant des résultats d'Aubervilliers.
A Aubervilliers, depuis 2001, le PCF est derrière le PS à toutes les élections, sans exception.
Au premier tour des municipales, nous pouvons dire que nous faisons un bon résultat puisque nous arrivons premiers et gagnons 19% sur les Législatives de 2007.
Au deuxième tour, en passant de 33% au premier tour à 19% au second, la droite a choisit de faire élire le PS.
Des tractations ont eu lieu avec deux chefs de file de la droite. Et des irrégularités importantes ont été constatées. Nous avons donc introduit un recours en annulation.
Le même jour, dans le canton historiquement le plus mauvais pour le PCF, nous gagnons la cantonale avec 450 voix de plus qu'aux municipales alors que nous perdons les municipales de 372 voix. Et nous progressons de 24% sur les Législatives.
Le candidat du MODEM a ouvertement appelé à voter contre moi au deuxième tour. Nous sommes une nouvelle fois devant un renversement d'alliance de la part du PS. Il est vrai, qu'il faut se souvenir, qu'à Aubervilliers, la municipalité communiste de 1920 a été renversée en 1923 par une alliance des socialistes avec le sinistre Pierre Laval. Le PS a mené une campagne ouvertement anticommuniste, avec affiches sur lesquelles ont pouvait lire « les communistes, 60 ans çà suffit » ainsi qu'une attaque sur mon honnêteté par la publication de faux dans le Canard Enchaîné et distribué dans toutes les boites aux lettres de la ville par le PS...
La question du MODEM est un vrai problème. L'attitude timorée de la direction du Parti envers les villes où des communistes se retrouvent aux côtés du MODEM ou même la surprenante annonce d'Aubagne, ne sont pas de nature à clarifier la situation dans la tête des électeurs de gauche.
A Aubervilliers plus de 70% des électeurs de notre liste d'après un sondage avait voté sur mon nom en 2001. Je ne veux pas réécrire l'histoire mais des causes de notre défaite peut être secondaires datent de 1995 et 2001.

- Nous avons été incapables d'être porteurs de la volonté de changement qui s'exprimait dans la population face à la situation sociale qui est la sienne. Les socialistes ont surfé sur cette idée.
- Le bipartisme national a fonctionné. Nous avons eu dans mon canton un meeting de Ségolène Royal, le lendemain une visite d'Elisabeth Guigou, le surlendemain, le Président de la Région, puis ce fut Tobira, Mamère, Liepsik, Bartholone, et le parrain de l'opération le maire de Pantin.
- La question du logement est aussi une cause de désaffection de notre électorat. En 7 ans, moins de 225 logements HLM. Donc crise aggravée du logement et du mécontentement. Parallèlement, plusieurs centaines d'accession à la propriété de personnes à 80% de l'extérieur d'Aubervilliers, déracinés, votant au mieux pour la Gauche socialiste.

Malgré cela, nous sommes en pleine recomposition de l'électorat communiste. L'alliance avec Lutte ouvrière et le Parti des Travailleurs a été correcte et constructive.
Dans  la perspective du Congrès, je relèverai trois choses :

1- Globalement, s'il y a freinage, la tendance nationale au recul de l'influence communiste persiste. L'influence résiste dans quelques départements, donc la question du projet communiste reste entière.
2- La nécessité d'un Parti communiste sur des positions de classes est une donnée incontournable, ce n'est pas le mot communiste qui trouble c'est la ligne politique nationale qui est en cause. Je précise par exemple qu'il y avait sur mes bulletins de vote la faucille et le marteau et je progresse de 7% sur 2001.
3- Un front de classe est nécessaire, y compris avec des organisations se réclamant du trotskysme mais aussi avec des démocrates, des républicains et des socialistes vraiment à gauche. Il faut déplacer le centre de gravité de la gauche vers la vraie gauche. La question centrale restant sur quelles bases. Le front de classe ne remplace pas le Parti Communiste, les deux sont nécessaires et complémentaires.

Pour terminer, un regret qui me scandalise : alors qu'avec mes camarades j'ai besoin maintenant, plus qu'hier, d'utiliser ma position élective au Conseil général pour regagner à Aubervilliers, des décisions ont été prises par des communistes du Conseil général qui me pénalisent, alors qu'il y a 4 ans on est venu me chercher pour assurer une situation positive pour le Parti.
Jean Jacques Karman


Par Réveil Communiste - Publié dans : Municipales
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 10:11

Le PCF a réalisé un score très honorable qui contribue à donner à ces élections locales une triple signification nationale :

 

  • La droite a été battue et c'est u n avertissement pour Sarkozy aux commandes de l'Etat ;

  • Le PS voit son hégémonie accrue dans les exécutifs territoriaux, ce qui peut ouvrir la voie à une « cohabitation » Droite-Ps d'un nouveau type en France ;

  • Le « peuple de gauche »  a refusé l'idée que « le PCF est mort ». Au contraire, il l'a confirmé comme troisième force politique nationale, empêchant toujours le bipartisme.

 

Nous devons être à la hauteur de cette détermination et reconnaître que, si notre débat doit certes demeurer ouvert à toute interrogation, la vie a fait perdre beaucoup de leur pertinence aux hypothèses de dilution du PCF dans une autre organisation.

 

Cessons donc de nous paralyser nous-mêmes et mettons-nous au travail pour placer enfin notre parti en situation d'initiative nationale !

 

Il y a eu des points marqués contre Sarkozy. Des positions électives ont été conquises comme autant de chances pour les citoyens de faire jouer des contre-pouvoirs et d'en construire de nouveaux.

 

Comment nous saisir de cette situation ?

 

Il ne s'agit pas, en effet, de se placer à la remorque du social-libéralisme. Et il ne s'agit pas, non plus, sous prétexte de conjurer ce risque, de s'enfermer dans une protestation qui, orpheline de contre-propositions opérationnelles, serait aussi vide que sectaire.

 

La situation commande de construire de nouveaux rapports entre militants, organisations du parti et élus communistes. Après l'avoir demandé en comité exécutif, je demande au conseil national de programmer une réunion sur cette question. Car, je le répète, la situation est très nouvelle et exige de commencer, sans attendre, à renouveler nos pratiques.

 

Elle l'est, d'abord, au plan politique.

 

Sarkozy va avoir besoin de reconstruire un consensus alors que s'envenime le mécontentement sur le pouvoir d'achat, les retraites, l'emploi, les services publics.

 

Il cherche à diviser et intégrer les syndicats sur la « flexicurité » avec un futur projet de loi sur le contrat de travail intégrant les données régressives de l'accord interprofessionnel sur « la modernisation du marché du travail » que la CGT a refusé de signer. Il cherche à les neutraliser aussi avec la négociation sur la représentativité. Le tout avec l'objectif d'une réduction d'ampleur des droits sociaux et du coût du travail.

 

Il lui faut arriver à contenir la pression sociale qui monte sur les comptes publics avec, en ligne, les exigences du traité de Lisbonne que le PS a voté.

 

Et pour l'aider à bâtir un consensus là-dessus, le rapport Attali sur « la libération de la croissance » lui apporte 316 propositions visant à faire reculer la part des dépenses publiques dans le PIB de 1 point par an pendant 5 ans, soit une « économie » annuelle de 20 milliards d'euros par rapport à la tendance actuelle. Bref, le rapport Attali propose une base consensuelle pour un super plan de rigueur pluriannuel.

 

Les collectivités locales sont aussi en ligne de mire.

 

L'ancien conseiller de F. Mitterrand propose que le principe d'autonomie politique des collectivités locales ne soit plus lié à l'autonomie fiscale, qui ainsi disparaîtrait, mais à l'autonomie budgétaire. Cela marcherait de pair avec le déclin de la taxe professionnelle, une croissance zéro en volume de la dotation globale de fonctionnement (DGF) et la mise sous tutelle accrue des regroupements de communes derrière un chef de file traitant directement avec les emprises territoriales de grands groupes. Il y a là de quoi bien immerger les collectivités locales et leurs élus dans une concurrence accrue pour attirer les capitaux et pour les enfermer, aussi, dans un rôle d'ambulances sociales face aux dégâts causés par la déresponsabilisation sociale et territoriale accrue des entreprises et au désengagement de l'Etat.

 

Il ne faut pas laisser nos élus se faire embarquer, malgré eux, dans cette guerre civile d'attractivité financière entre territoires, l'élitisme et le rationnement de la dépense publique. Les pôles de compétitivité, le « grand Paris »... quels défis avec le risque de jonction entre sociaux-libéraux et libéraux-populistes !

 

Il nous faut donner une tout autre ampleur à nos campagnes nationales, notamment celle sur l'argent et celle sur les institutions, avec des objectifs précis et mesurables, avec un suivi national conséquent engageant toute la direction. Il faut des campagnes qui ne se limitent pas à des affichages et des débats, mais qui incitent aussi les communistes à engager des luttes pratiques rassembleuses.

 

La situation est aussi nouvelle au plan économique et financier.

 

Nous sommes en effet face à une crise financière d'une profondeur tout à fait exceptionnelle avec un déchaînement de la spéculation qui va de l'immobilier jusqu'aux matières premières énergétiques et alimentaires, en passant par le crédit bancaire, les marchés boursiers, les monnaies.

 

L'ampleur des masses d'argent en cause est sans précédent historique. Elle témoigne de l'énormité des liquidités sécrétées par les gestions capitalistes qui utilisent la révolution informationnelle pour la rentabilité financière, avec des destructions considérables d'emplois et la pression perpétuelle sur les masses salariales. Ces gigantesques liquidités servent à spéculer toujours plus sur tous les marchés. Cela se fait avec l'appui massif, désormais, des Banques centrales qui, sous prétexte, d'éteindre le feu aspergent l'économie de liquidités, lesquelles servent alors immédiatement à spéculer encore plus.

 

Cette crise débouche sur de graves limitations du crédit et une fragilisation des banques. Elle est mondiale, certes, mais on peut, tout de suite, intervenir pour la combattre en France et dans nos régions. Car la Finance globalisée va du local au national, à l'Europe et au monde et inversement. On peut donc intervenir à chacun de ces échelons.

 

On ne saurait donc se contenter de protester contre la « dérégulation » et réclamer plus de contrôle des mouvements de capitaux au niveau européen, sans mettre en cause la BCE et sans organiser l'action ici et maintenant comme l'a fait un récent appel publié dans l'Huma et d'autres journaux et qu'avec d'autres camarades de la commission économique j'ai refusé de signer.

 

La spéculation et la crise, ça suffit, oui ! Mais, pour ça, il faut que le crédit et les fonds publics cessent d'alimenter le cancer financier, le tonneau des danaïdes des gâchis capitalistes, afin de servir à sécuriser l'emploi, la formation, les revenus du travail et de remplacement, le logement social, les services publics.

 

Passons donc aux travaux pratiques sur notre programme au lieu de le regarder comme une poule qui découvre un couteau. Servons-nous en, enrichissons le à l'appui des luttes en proposant, notamment la création de fonds régionaux pour l'emploi et la formation afin de commencer à changer, sans attendre, les rapports entre banques et entreprises sur les territoires.

 

Exigeons l'élargissement de la taxe professionnelle aux actifs financiers des entreprises et des banques comme instrument décisif pour une véritable démocratie locale, au lieu de la disparition progressive de cet impôt et la restriction des budgets locaux interdisant, en pratique, l'essor d'une démocratie participative en actes.

 

Réclamons le versement des 27 milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales patronales à un Fonds national de maîtrise et de réorientation du crédit qui rendrait d'autant moins coûteux celui-ci, pour financer les investissements des entreprises, que ceux-ci programmeraient plus d'emplois et de formation. Exigeons des nationalisations de banques pour constituer, autour de la CDC, de la banque postale et des caisses d'épargne, un pôle financier public qui développerait une grande mission nouvelle de service public du crédit pour sécuriser l'emploi et la formation.

 

Tout cela permettrait de faire de la réorientation de la BCE en enjeu de bataille populaire au cœur des prochaines élections européennes, de même que pour ce qui concerne la réforme radicale du FMI que l'on ne saurait déléguer au social-libéral Strauss-Kahn.

 

Voilà autant d'enjeux de renouvellement de nos façons de faire que nous pourrions investir, sans attendre, pour une bonne préparation, dans l'action, d'un congrès utile de novation du PCF au lieu de le diluer ou de le recroqueviller.

 

 

 

Par Réveil Communiste - Publié dans : Municipales - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 08:31

Conseil National du PCF - 29 & 30 mars 2008

Intervention de Gisèle Cailloux (92)

 

En 2001 à Suresnes nous faisions aux cantonales 6%. Avec 15,54% aux cantonales, nous faisons le meilleur score, toutes élections confondues depuis 25 ans.

Nous triplons nos voix dans cette ville qui a subi des changements sociologiques pas spécialement populaires.

Aux municipales, nous faisons avec une liste conduite par une communiste :16,77%.

Depuis 2001, (abstraction faite des législatives où nous bénéficions de la position du député sortant dans une circonscription qui englobe aussi Nanterre) nous avons enfilé les résultats calamiteux des Européennes, des régionales, et surtout des présidentielles de 2002 et de 2007, avec 1,35% en 2007 ! On ne peut pas juger des scores de ces cantonales et des municipales en faisant l'impasse sur cette période électorale !

 

Lors de la préparation de l'assemblée générale des sections de décembre, la section de Suresnes, comme tant d'autres a refusé de considérer que nos valises étaient trop lourdes et que le parti n'avait pas d'avenir.

Aussi, quand le PS de Suresnes a proposé, en s'appuyant notamment sur les résultats des élections présidentielles, de réduire la place des communistes dans la liste d'union, ceux-ci ont choisi de construire une liste en assumant les risques.

Pierre Laurent disait ce matin que le recul du nombre de candidats était lié parfois au manque d'audace mais n'est-ce pas aussi, ici et là, la conséquence du travail de directions qui entretiennent l'idée du déclin irréversible de notre parti ?

 

Notre capacité de rassemblement a été au delà de nos espérances. Mais elle s'appuyait en amont, sur une recrudescence de l'activité, des communistes, connu en tant que tels, dans des mouvements associatifs ou syndical, mais aussi dans des espaces de lutte comme le comité de défense de notre hôpital créé à notre initiative et présidé par notre députée.

Nous avons pu ainsi faire une liste avec des socialistes qui n'acceptait pas la division mais aussi avec des gens qui ne sont pas des vedettes mais des acteurs dans la vrai vie : les syndicats, les associations. Cette liste n'était pas une construction de sommet mais ancrée dans la population active, celle qui lutte.

Nous avons mené campagne sur des contenus alliant les problèmes locaux et les questions nationales.

Ainsi sur l'hôpital, les questions de financement de la santé ont été abordées. Sur l'emploi, nous avons porté des propositions permettant d'expérimenter et de faire avancer localement la sécurité d'emploi et formation.

Sur le logement, nous avons été à l'initiative et en appuis pour aider à mobiliser des locataires sur des problèmes locaux, et ce en lien avec nos propositions nationales. Il s'agit donc de luttes très localisées et notre apport s'est traduit dans les bureaux de vote correspondant à ces cités par des progrès électoraux particulièrement sensibles.

Nous avons trois élus au lieu de 2 mais surtout des nouveaux adhérents, des communistes qui ont repris confiance et qui en veulent, et la volonté de continuer avec ceux qui ont partagé cette expérience, non pas pour construire une structure en soit mais pour aider la population à monter des résistances faisant reculer le maire de droite sur ses projets.

Je ne peux pas être d'accord avec les camarades qui, sous prétexte que les candidats aux cantonales n'ont pas été élus, affirment qu'il n'y a plus que le bipartisme. Les communistes qui se sont investis et de plus, ont obtenu des résultats souvent assez bons, existent. C'est un point d'appui pour la suite.

 

Les résultats des municipales et cantonales n'effacent pas le résultat des présidentielles certes. Mais après ces résultats, les attentes des communistes vis-à-vis de ce qui se décide au national sont fortes.

On ne peut pas continuer sur les mêmes façons de procéder au national alors qu'il y a eu un investissement très fort des communistes au local avec des résultats.

Sur l'état du parti : il est clair qu'il y a un réel besoin de renouer avec les structures de proximité et il y a un besoin de formation énorme pour comprendre toutes les questions qui montent très fort notamment sur la crise financière, la maîtrise et l'utilisation de l'argent.

Nous avons des jeunes adhérents de grande valeur mais loin de la plénitude de leur possibilité faute de formation. Le décalage est important avec les militants des générations qui ont bénéficié de cette formation.

 

Il y a besoin, à partir de la situation concrète des gens de faire monter les propositions mais en lien avec les luttes et avec la politisation de ces luttes.

Par exemple, les luttes montent très fort comme dans beaucoup d'entreprises sur la feuille de paie Ce n'est pas la même chose pour l'emploi, le financement des retraites, de la santé etc....et donc la possible transformation de la société si les objectifs restent sur un autre partage de la valeur ajoutée ou si le débat se porte sur l'utilisation de l'argent en contestant les choix de gestion des directions.

Isabelle Lorant s'étonne qu'on ne puisse reproduire au niveau national toutes les expériences de rassemblement rapportées au CN par les camarades. Mais ces expériences sont des expériences d'union populaire qui n'effacent pas notre parti, avec des contenus politiques et en appui aux luttes. Nous sommes loin d'un rassemblement d'orgas au sommet, sans contenu et sans objectifs de lutte.

Par Réveil Communiste - Publié dans : Municipales
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Qui sommes-nous?

Réveil Communiste : blog animé par des membres du PCF remettant en cause l'évolution générale postcommuniste de la ligne depuis le congrès de Martigues (2000).

Initialement fondé en septembre 2007 pour contrecarrer les manœuvres de liquidation du parti engagées par une partie de l'appareil dans la foulée de l'échec électoral de MG Buffet.

En 2011 RC a soutenu la candidature d'André Gerin, puis conformément à son désistement, celle d'André Chassaigne, pour la candidature communiste à l'élection présidentielle de 2012.

RC n'est favorable ni à l'expérience du Front de gauche telle qu'elle se développe dans l'ambiguïté, ni à l'appartenance du PCF au Parti de la gauche européenne, ni au positionnement du PCF dans la majorité dominée par le PS.

RC soutient les expériences en cours dans les pays socialistes, et particulièrement à Cuba, et considère que la Chine reste l'enjeu d'un rapport de force global non tranché encore entre socialisme et capitalisme.

Animateur principal depuis février 2010 : Gilles Questiaux.

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