Michael BATZ – section Paris 12ème, Jonathan CHENAL - section Paris 19ème, membre du CD de Paris, Gilles GOURLOT – section Paris
20ème, membre du CD de Paris, Olivier IMBERT – fédération de Vendée, Philippe LELONG- section Paris 20ème, Pasquale NOIZET – section Paris 20ème Conseil
départemental Paris, CN du PCF, Astrée QUESTIAUX, section Paris 20ème, Gilles Questiaux section Paris 20ème, Olivier RITZ – section Paris 12ème , Marine
ROUSSILLON – section Paris 5ème Conseil départemental Paris, CN du PCF,
Extrait du CR de la première réunion du réseau local FVR-PCFen juin :
"Le rôle du réseau :
Il consiste à redonner espoir aux camarades isolés, redynamiser les camarades dans leurs sections, faire circuler les analyses, les propositions d'action du réseau là où elles ne sont pas hégémoniques, faire connaître les initiatives de luttes, et faire en sorte qu'il soit possible aujourd'hui de lutter dans le parti, (contrairement au passé).
Le réseau est un collectif qui permet aux communistes de se tenir informés, de mutualiser le matériel et les initiatives pour faire vivre et renforcer le PCF. Il doit essaimer au niveau local, se multiplier, tisser des liens."
NPA : le parti où doivent militer les communistes.
Point de vue d'un communniste ayant milité quinze ans au PCF à Paris et Nanterre.
Depuis la mutation sociale-démocrate et la lamentable expérience du gouvernement de la gauche plurielle, des milliers de communistes se retrouvent sans parti où tentent désespérément de refaire du PCF un véritable parti communiste, sans y parvenir.
Il faut admettre la réalité : un parti qui garde à sa tête depuis plusieurs années une ancienne ministre d'un gouvernement qui a multiplié les privatisations d'entreprises publiques et poursuivi la construction de l'Europe libérale, et qui ajourd'hui persiste dans sa soumission au social-libéralisme, ce parti n'est plus communiste et ne le redeviendra pas. Quelque nostalgie que nous ayons du Parti de notre jeunesse, quelque soit notre attachement indéfectible aux aspects positifs et souvent glorieux de son histoire, il nous faut faire le deuil d'une organisation à présent dominée par des professionnels de la politique qui n'ont pas d'autre modèle que celui des politiciens bourgeois ( je peux en témoigner en tant qu' ancien collaborateur du maire de Nanterre et du président du Conseil Général de Seine-Saint Denis).
Depuis le Manifeste de 1848 de Marx, un parti communiste se reconnaît à deux caractéristiques essentielles : il lutte pour la propriété collective des moyens de production et d'échange (ce qui n'est plus le cas du PCF) et se construit tout à la fois comme outil de luttes de classes au quotidien et de conquète politique à terme, en travaillant à la construction d'un parti de masse dans les conditions concrètes du lieu et du moment.
Aujourd'hui en France, une seule organisation se rapproche de ce modèle et c'est le NPA. Après un an de militantisme dans ses rangs, je peux témoigner que sa nature est bien différente de celle de la LCR d'il y a quelques années, ne serait-ce que parce que les deux-tiers de ses adhérents n'ont jamais appartenu à l'oganisation d'Alain Krivine. Ses militants se reconnaissent souvent à titre individuel comme communistes et sont dans leur grande majorité des gens qui auraient autrefois milité au PCF.
Les orientations et le mode de fonctionnement du NPA en font un acteur important des luttes sociales actuelles, et une véritable organisation nationale, ce que n'est plus le PCF, dont l'influence se limite aux derniers vestiges de ses bastions historiques.
Il est donc justifié et nécessaire pour les militants communistes de saisir la chance historique qui se présente de reconstruire un parti révolutionnaire en militant au sein du NPA.
Les préventions à l'égard des trotskistes ne doivent pas être un obstacle : les divergences en frêres ennemis du mouvement communiste sont, quoiqu'en pensent de nombreux camarades marqués par les anciens préjugés, bien moindres que celles qui nous opposent aux liquidateurs mutants de la Place du Colonel Fabien. Leur influence est fortement limitée par la crainte des nouveaux adhérents, majoritaires, de les voir imposer leurs points de vue. En fait, ce parti est soudé par l'engagement de ses membres dans les luttes, mais pour le reste, la diversité idéologique qui y règne et la nécessité absolue d'une réelle démocratie interne pour assurer sa survie en font une organisation au sein de laquelle une tendance communiste pourrait avoir un poids essentiel. La convergence et le rassemblement de tous les vrais communistes ne pourra pas se faire en dehors d'une organisation ayant une influence suffisante dans les luttes et dans les urnes : la création du NPA est une chance historique pour le communisme français, à condition que nous soyons nombreux à la saisir.
Yannick Ryckelynck, le 8 novembre 2009
contact: yannick.ryckelynck@orange.fr
Quant aux fiefs où se recroquevilleraient les derniers militants du PCF, même cause, mêmes effets.
Enfin, dans mon département, le NPA d'aujourd'hui et la LCR d'avant se sont strictement les mêmes militants ! A croire que la mutation-liquidation de la LCR n'est pas arrivée en Normandie ?
Alors de grâce ! Arrêtez les leçons de morale !
Retrouvons-nous dans les luttes ! C'est ce qui compte.
C'est au PCF que ça se passe, parce qu'on le veuille ou non c'est bien davantage dans ce parti, avec ses contradictions et à travers son influence historique que l'on va trouver le armes pour lutter contre le capitalisme.