Partager l'article ! Radicalisation de la jeunesse au Japon: par Fred McDowell (vu sur le blog de Danielle Bleitrach) Publié 11 juin 2010 Asie Laisse ...
Observatoire Iberoaméricain de l’Economie et de la Société japonaise, traduit par danielle
Bleitrach pour changement de société.
Soudain le communisme est redevenu à la mode au Japon. La raison n’est pas difficile à percevoir. « L’emploi à vie » relève du passé pour les jeunes travailleurs qui doivent faire face à la précarité et à un avenir incertain. Un travailleur sur trois est précaire . À peu près 44 pour cent de la force de travail du pays travaille à temps partiel, alors que les contrats à court terme prolifèrent a été créée une génération de travailleurs freelance qui sont souvent « entre plusieurs emplois ». Ils comprennent que quand la récession frappera ils seront en première ligne de feu. Pour cette raison un nombre chaque fois plus grand en tire des conclusions politiques.
Chaque mois le PCJ (Parti communiste du Japon) gagne 1.000 nouveaux militants, actuellement dans ses rangs il a plus de 415.000 militants. Un autre symptôme de plus du mécontentement qui existe
chez les jeunes japonais, qui durant cesdernières années étaient plus caractérisés par leur apathie politique que par leur enthousiasme révolutionnaire, est l’augmentation de la fréquence de
manifestations de travailleurs dans les rues de la capitale. Au début de ce mois, une foule de plus de 5.000 jeunes travailleurs s’est répandue dans les rues du centre de Tokyo pour exprimer son
mécontentement contre le gouvernement sur leur conditions de travail.
Kimitoshi Morihara, un sous-directeur du bureau international du Parti communiste Japonais disait : « Les conditions de travail ont changé d’une manière dramatique pour les plus jeunes
générations en 2002 quand ont été approuvées les nouvelles lois de travail qui facilitaient la précarité. Le climat politique au Japon est en train de changer et chaque fois plus nombreux sont
les jeunes japonais qui prennent conscience politiquement de ces questions que durant longtemps ont ignorés les autres partis. »
La résurgence du communisme japonais s’empare de tous les outils du XXIe siècle, avec Internet et les vidéos en ligne jouent un rôle vital. Le président du parti, Kazuo Shii, a déchaîné une
grande vague de nouveaux militants après avoir prononcé un discours parlementaire impressionnant dans lequel il dénonçair l’exploitation des jeunes travailleurs, la vidéo s’est
convertie en un objet de culte pour les jeunes japonais pour les pages de vidéos en ligne.
Parmi ceux qui sont récemment entrés au parti se trouve Miki Tomihiro, un écrivain freelance de 34 ans de la ville de Fukutsu, dans la Préfecture de Fukuoka. « Quand j’ai vu Shii parler, j’ai senti qu’il démasquait au capitalisme dans sa forme la plus crue (…) j’ai navigué par Internet pour en savoir plus du parti avant d’adhérer ».Oomori Shuji, tde reinta des années saisonnier de Toyota de la Préfecture d’Aichi, qui est entré au parti en juin, ajoute : « Depuis mon diplome, je n’ai jamais eu un emploi à plein temps. Dans la formation du PCJ j’apprends la réalité des temps pour les pauvres travailleurs journaliers, qui n’ont pas de sécurité sociale ou les premiers facilement souvent jetés ».
« Le parti est concerné par la souffrance des jeunes, ycompris dans les emplois et conditions de vie. Il a une politique concrète sur ces questions ». Un autre symptôme du tournant croissant vers la gauche est la popularité subite d’un roman classique japonais, Kanikosen (De la pêche), qui parle des travailleurs d’une fabrique qui se soulèvent contre leurs oppresseurs capitalistes.
Il a été écrit il y a presque quatre vingt ans par Takiji Kobayashi, un communiste qui a été été torturé jusqu’à la mort pour ses idées politiques elors qu’il avait 29 ans, les ventes du roman sont passé d’environ 5.000 annuelles à 507.000 depuis le début de l’année, en le catapultant d’une façon inespérée à la première place des livres vendus dans le pays.
Une bande dessinée Manga qui réédite la même histoire marxiste est aussi très populaire parmi les jeunes, cette année a été vendu à 200.000 exemplaires. Kosuke Maruo, l’éditeur d’East Press, qui publie la version Manga dit que « Le succès de l’histoire consiste en ce qu’elle représente de bonne manière graphique la situation des pauvres travailleurs actuels ».
« Ils ne peuvent pas être heureux et ne trouvent pas de solution à leur pauvreté, alors qu’ils travaillent dur. Les jeunes qui se voient obligé de travailler pour de très bas salaires
aujourd’hui se sentent dans une situation très similaire celle qui subissait l’équipage du Kanikosen ».
Kyudo Takahshi, un écrivain pour le compte d’autrui de 31 ans, qui vit à Tokyo, attribuait la popularité de l’histoire au sentiment croissant de ne pas trouver sa place qui existe dans sa
génération.
« Kanikosen était un livre qu’on te recommandait de lire à l’école mais je ne l’avais jamais lu sérieusement. Maintenant je le relis parce que je suis frustré par le gouvernement ».
« Dans le livre les gens sont exploités plusieurs fois. Ils ne sont pas traités comme des humains mais plutôt comme des vaches dans une fabrique de hamburgers. Et c’est comme ça que
beaucoup de gens se sentent aujourd’hui. Quand nous trouvons un emploi, il y a toujours quelqu’un qui nous exploite. Nous ne pouvons pas être sûrs de l’avenir ».
Fuente: http://www.eumed.net/rev/japon/07/fd.htm
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