Partager l'article ! Les informations sur la Syrie : deux poids, deux mesures.: sur le blog du PTB La principale source médiatique sur les violations des D ...
La source de presque toutes les informations qui nous parviennent sur les événements en Syrie est l’Observatoire syrien pour les Droits de l’homme (SOHR). Voilà un
nom qui évoque une organisation relevant rigoureusement les atteintes à ces droits. Or rien n’est moins vrai: le SOHR est une ONG britannique qui se base sur des informations postées par des
témoins sur des blogs ou sur Youtube.
Autre fait étrange : deux sites web prétendent être le seul « vrai » relais de l’organisation : www.syriahr.org (« The
Official Site ») et www.syriahr.net (The Only Official Website). Quant à la personne qui gère la page Facebook, son identité n’est pas non plus limpide. Qui dirige le SOHR ? Rami
Abdelrahman, apparemment. Cet homme a été photographié par l’agence de presse Reuters après une rencontre en tant que dirigeant du SOHR avec le ministre britannique des Affaires étrangère,
William Hague. Pourtant, sur « The Official Site » du SOHR, il est expliqué que Abdelrahman est le pseudonyme d’une personne fictive... Encore plus interpellant : les bailleurs de
fonds du SOHR sont la Grande-Bretagne, Dubai et le National Endowment for Democracy, organisme américain connu pour son travail de sape en Ukraine et au Venezuela, entre autres.
Le rapport de la mission d’information du 27 janvier de la Ligue arabe est souvent détourné afin de mettre en évidence les seuls arguments contre le régime Assad.
Or la rapport comporte aussi des accusations contre les insurgés qui, par exemple, font exploser des pipe-lines, des trains et des bus, ou assassinent des citoyens. Les observateurs mentionnent
également le fait que le journaliste français Gilles Jacquier, tué le 11 janvier à Homs, a en fait été victime de tirs de mortier de l’opposition. Enfin, la mission a constaté que « les
citoyens pensent que le conflit doit être résolu de manière pacifique, avec une médiation arabe, mais sans intervention internationale ». Dans quel journal belge a-t-on pu lire
cela?
La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) s’est fendu d’une tournée en Libye, en Tunisie et au Liban. Sur Radio 1 (VRT), il a
plaidé sans détours pour une intervention (militaire) en Syrie: il n’y veut pas seulement des observateurs, mais aussi des « hommes sur le terrain » afin d’« organiser la
paix ». Dans une première phase, avec la Ligue arabe et les Nations-Unies, et, dans une seconde, par une possible intervention militaire par une coalition.
Quelles seraient les conséquences d’une telle intervention? Reynders le montre lui-même involontairement lorsque, durant sa visite en Libye, il
n’a pas osé passer la nuit dans la capitale Tripoli : après trois mois de « libération », la situation devrait pourtant y être sûre, stable, démocratique, prospère...
En Tunisie, le ministre a clairement montré que, en ce qui le concerne, « après la révolution = avant la révolution ». Comme le résume
bien Rafik Rassaa, membre du PTB, sur sa page Facebook : « L’ex-consul honoraire de la dictature tunisienne, Didier Reynders, visite la nouvelle Tunisie post-Ben Ali. Pas d’excuses
mais, au contraire, le même discours paternaliste... Monsieur Reynders, dites la vérité! Du sort des Tunisiens, de l’avenir de la démocratie tunisienne, vous n’en avez cure! Ce qui vous
intéresse, c’est que les travailleurs tunisiens continuent à travailler pour 150 euros par mois pour les riches entreprises belges du textile : Van De Velde, Heytens ou Sioen...
Dégage ! » Le message est clair pour Didier Reynders.
Remerciements à Lars Van Densen, intal
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