Partager l'article ! Le passé stalinien dans la reconstruction du communisme: La discussion sur le passé glorieux et/ou tragique de notre mouvement ...
La discussion sur le passé glorieux et/ou tragique de notre mouvement ne cesse pas, s’approfondit au contraire avec le temps. Il semble qu’il soit impossible pour un communiste d’exister sans se positionner vis-à-vis de grands événements comme la Révolution d’Octobre, Stalingrad, la Résistance, la Révolution Culturelle, ou de personnalités considérables (Lénine, Staline, Trotski, Mao, le Che). Pourquoi ? Parce que ces événements et ces personnes caractérisent l’époque où notre mouvement avait atteint son maximum d’influence sur les consciences et sur les événements historiques. La construction du socialisme s’avère une affaire de longue haleine (au moins sur cela Marx s’est trompé) et ces figures conserveront leur actualité tant que le capitalisme existera, tant que la pré-histoire continuera.
Mais dans quel sens devons nous utiliser cette histoire ? Marx nous indique en tout cas la marche à ne pas suivre : faire comme les révolutionnaires de 1848 fascinés par la Montagne de 1793 qui cherchent à rejouer, et qui souvent se déguisent en révolutionnaires plutôt qu’ils n'agissent. Certains se plaisent à me faire jouer le rôle du « dernier stalinien » ce qui dans leur bouche n’est pas un compliment. Ils se trompent : je ne suis pas stalinien, et par contre il y en a beaucoup d’autres, pas toujours où ils s’attendent à les trouver.
Mais si on en revient à l’évaluation du rôle de Staline, certains me demandent pourquoi diable le remettre sur le tapis ? Surtout nous autres communistes français qui n’avons après tout pas participé aux excès de son régime en URSS et dans les pays de l’Est ? C’est se cacher derrière son petit doigt : le PCF a toujours été loyal envers l’URSS, jusques et y compris celle de Gorbatchev, pour son malheur.
Or il faut reconnaitre le fait que dans le monde entier les révolutionnaires prolétariens déterminés, à l’exception des anarchistes espagnols, se sont rangés du coté de Staline quand il gouvernait l’URSS. Et une grande partie des mouvements bourgeois de libération nationale dans les colonies et le Tiers Monde aussi. Et que l’URSS s’est consolidée et a vaincu l’Allemagne hitlérienne sous sa direction, sans quoi il n'aurait pas survécu beaucoup de communistes dans le monde y compris en France. Que nombre d’antistaliniens, à commencer par Khrouchtchev, ont été de son vivant des exécutants fidèles et zélé des aspects le plus répressifs de sa politique. Et que le mouvement communiste n’a fait que décliner depuis la déstalinisation.
Donc nous voilà devant le dilemme suivant : devons nous accepter comme des « dommages collatéraux » les aspects négatifs de ce moment de l’histoire communiste? Ce serait vraiment d'un niveau d'analyse insuffisant! Ou devons nous chercher à convaincre, en nous prenant les pieds dans le tapis d'ailleurs que nous n’avons rien à voir avec cette histoire et qu’elle nous cause des remords terribles ? Devons nous tenter d’ajouter aux mensonges il est vrai assez nombreux de la propagande stalinienne un mensonge de plus, qui consiste à dire que Staline n’est pas un communiste (ou pas un « vrai » communiste) ? Je pense que notre mouvement a mal géré son repli idéologique depuis 1960 environ, et qu'il faut reprendre la critique au début:
La critique anticommuniste a raison sur trois postulats :
Staline est un communiste authentique, ceux qui s’intitulent encore communistes doivent assumer et expliquer pourquoi ils le font. Je prétends que ce défi est très facile à relever, et sans provocation ni extrémisme ! Il suffit de savoir ce qu'on veut, la respectabilité ou la révolution.
L’URSS a été une tentative de réaliser une utopie économico-politique qui a échoué. Sauf que pour nous, ce n’est pas l’utopie en elle qui la condamne, au contraire ! Et de plus en plus clairement, c'est le projet économique capitaliste dans son ensmble qui semble une utopie dangereuse.
Et le fascisme s'explique, le tableau de ses effets meurtriers n'exige de la postérité aucun mutisme craintif, aucune sidération. Ce n’est qu’une réaction de panique de la bourgeoisie, face à ce qu’elle appelle le « bolchevisme », terme émotionnel dont le contenu est à peu près le même que celui de « Staline » aujourd’hui, et cette critique, qui a été présentée avec cohérence par Ernst Nolte en Allemagne, est en fait un aveu de la bourgeoisie, qui replace Auschwitz sans mystère au terme de l’escalade criminelle de la contrerévolution.
Donc j’affirme que tous les communistes actuels, s’il était possible par magie de les transporter dans l’époque et les circonstances qui ont vu naître et grandir l’URSS, et la contre révolution fasciste, dans la mesure où ils sont honnêtes et déterminés, seraient staliniens, et sans doute bien plus qu'ils imaginent que je le suis. J’en viens enfin à ce qui me parait important : les communistes actuels, forts de leur expérience historique inestimable et chèrement acquise par les camarades qui les ont précédés dans la lutte et dont beaucoup maintenant âgés regardent avec désolation l’état de leur parti, ne doivent rien renier de leur passé s’ils veulent avoir un avenir. Ils doivent utiliser l’échec global de l’expérience commencée en octobre 1917 pour corriger leur théorie, mais non pour se replier dans un humanisme inconsistant qui ne permet aucune analyse, ne justifie aucune prise de risque et aucune révolution. S’il s’agit d’être utile aux « gens », pas besoin d’être communiste ! S’il s’agit de relancer la révolution prolétarienne, plus nécessaire que jamais, alors il faut avancer, en refusant d’être enfermé dans une « prison scripturaire », dans les mythes de l’histoire contre-révolutionnaire en contestant point par point tous les procès qui concernant le passé de notre mouvement, et en suivant ces principes :
1) la plus grande partie des allégations de l’historiographie antistalinienne sont fausses ou très exagérées. Soljenitsyne, Conquest, Trotsky, etc. ne sont pas des sources fiables, mais des auteurs partisans.
2) dans l’affrontement entre la révolution mondiale et la contre-révolution mondiale, depuis 1914, le camp capitaliste est responsable de crimes innombrables et n’a pas de leçon de morale à donner.
3) Nous éviterons à l’avenir les dérives antidémocratiques, les erreurs et les excès violents en étudiant toute l’histoire de notre mouvement et non en reproduisant les critiques de l’adversaire.
4) Les critiques émanant de mouvements ou d’hommes pseudo-révolutionnaires qui n’ont pas fait de révolution (comme celles de Georges Orwell par exemple) sont de peu de valeur, ainsi que celles émanant d’acteurs de l’histoire du communisme qui tentent de couvrir leurs responsabilités, comme Trotski et Khrouchtchev.
Gilles Questiaux, PCF section de Paris XXème, 16 janvier 2010
PS le mot "communisme" doit s'entendre dans ce texte comme "mouvement politique communiste réellement agissant".
Devenu communiste en 1945/1946 après avoir lu "Le zéro et l'infini" de Koestler,nourri au lait de "Principes du léninisme" (éditions de Moscou),donc stalinien sans aucun doute et sans remords,je n'en suis pas moins choqué par l'indulgence avec laquelle tu fais passer sous le boisseau les procès truqués,tant de condamnations à mort,tant de répression d'Etat et non du fait d'une volonté populaire révolutionnaire,le culte de la personnalité,l'autoritarisme en tous domaines,y compris scientifiques,avec cette cerise sur le gâteau,Staline traitant souverainement de la linguistique,encore au programme de mon école centrale de Viroflay de février 1956 avant que le rapport "attribué" à Khrouchtchev ne perturbe nos études.Les capitalistes et impérialistes se seraient-ils trompés dans leur appréciation des suites de la Révolution d'Octobre en les combattant par guerres chaudes et froide? Bien sûr que non.Ce qu'a essayé de construire l'URSS était bien un autre type de société,sur la voie du socialisme.Ce n'était pas une erreur.Mais ce que j'ai pu constater aussi en URSS,c'est que cet autre type de société ne fonctionnait là qu'avec bien peu d'initiative de la base et bien trop de bureaucratie.L'échec n'a pas été celui d'une conception autre de la société mais d'une déplorable conception de son mode de fonctionnement. Fraternellement, Roquet
Moi je trouve ce texte juste,Staline a commis des crimes mais il a su impulser l'edification à marches forcées l'industrialisation de l'URSS la preparant à la guerre contre le nazisme et c'est sous sa direction que l'armée Rouge a ecrasé les hordes nazies.quand on juge un dirigeant il faut replacer les choses en contexte et faire un bilan entre les actions positives et la partie negative.Moi j'en veux pour exemple l'Algerie qui aprés un coup d'etat a placé Boumedienne au pouvoir,Boumedienne etait autoritaire ,il a couvert la torture mais il a defendu et animé une politique en faveur du peuple et de tous les revolutionnaires du monde entier meme les panthéres noires americains trouvaient refuge à Alger,son action dans les domaines de la Santé et de l'education etait remarquable.Pour en revenir à Staline je n'accepte pas d'etre sur la defensive vis à vis de la propagande bourgeoise car maghrebin je sais que sans Staline et l'Armée Rouge je serais au mieux un esclave.Le camp progressiste a subi une defaite avec la disparition de l'URSS mais le camp impérialiste se trouve fragilisé aujourd'hui et c'est la survie du capitalisme qui est en jeu,l'imperialisme avait passé un accord avec la Chine pensant que cette derniére serait une usine immense mais produisant des marchandises ne necessitant pas un savoir technique ,il s'est trompé car la Chine a derrier elle une civilisation 5 fois milenaire quand à la Russie avec eltsine l'alcolique il pensait qu'elle etait detruite à jamais mais ni eltsine ni l'imperialisme n'ont pas vu le jeu de renard rouge (Poutine!).en resumé analysons l'histoire de l'URSS et des differents dirigeant par nous meme et pas sous la contrainte des capitalistes!
VIVE LA REPUBLIQUE VIVE LA FRANCE ET L'ALGERIE
VIVE LE SOCIALISME!
Marx a dit ne pas copier les ancêtres mais il n'a jamais conseillé de les renier. Or c'est bien de cela qu'il s'agit. Ceux qui critiquent Staline déboulonnent les statues de Lénine et brûlent les oeuvres de Marx. La juste évaluation du bilan de Staline reste la ligne de démarcation entre les communistes et tous les autres: Anars, trotskystes, mutants, socio-libéraux,droite et extreme droite tous communiant dans l'anti-stalinisme le plus crapuleux.
Je partage l'analyse de Gilles sur la lecture de notre héritage à faire scientifiquement, "froidement" pourrait-on dire, de manière à ne pas sombrer dans la schizophrénie actuelle qui nous fait renier ce qui est, qu'on le veuille ou non, notre hsitoire.
Et, pour répondre à Roquet, ce que dit Gilles (sauf erreur de ma part), ce n'est pas que nous devons absoudre le système soviétique de ses erreurs et de ses crimes (Staline n'était pas tout seul dans cette histoire !) mais bien sortir le vrai du faux et assumer ces erreurs pour en tirer des conclusions et ne pas les renouveler.
L'équilibre est difficile entre nier farouchement les faits ou décliner toute responsabilités historiques et toute filiation. Il s'agit là de deux variantes de la politique de l'autruche.
Sujet immense et incontournable. Le mouvement communiste mondial et les communistes français se doivent de se pencher sur le passé communiste et soviétique. Pour la science objective et pour notre idéal.
N'oublions jamais que le Parti Communiste, né au congrès de Tours en 1920, a adhéré à la révolution soviétique et aux 21 conditions de Lénine. Nous sommes indéfectivement liés à notre Histoire et plus encore à notre acte de naissance. C'est question de fidélité à nous-mêmes et d'honnêteté morale et intellectuelle. C'est ce que nous nous devons mais aussi ce que nous devons à la vérité et au monde. On ne peut ni ne doit fuir nos responsabilités.
La question stalinienne est un mauvais angle d'attaque. Avant tout, il importe d'interroger la révolution bolchévique et l'Histoire soviétique, dont font partie Staline, son exercice du pouvoir. Il reste surtout à prendre en considération la fin : l'effondrement de l'Union soviétique. A partir de quoi, il nous faut remonter jusqu'à l'origine pour repérer, dans l'intervalle, les raisons qui ont conduit à l'effondrement. Contre-révolution? Capitalisme d'Etat qui évolue vers un capitalisme tout court?
Losurdo propose une démarche critique du pouvoir stalinien qui va de Léon Trotsky à Nikita Kroutchev. Cette démarche est pertinente. Elle met en valeur les 2 moments de critique interne à l'URSS. Les 2 se rejoignent à faire le procès politique de Staline. La question est : qu'y a-t-il de réel dans les démarches de Trotsky et de Kroutchev? Dit autrement : quels sont les intérêts objectifs et subjectifs de Trotsky? Oeuvre-t-il réellement à la réussite de la révolution soviétique? S'interpose-t-il comme dissident? Peut-on et doit-on valider son apport théorique qui met en évidence une divergence de vue avec la ligne officielle soviétique qui n'est pas que stalinienne.
Le rapport de Kroutchev intervient après la mort de Staline. Qu'apporte ce rapport à l'URSS? Qu'est-ce que le pays a fait de ce rapport? Quelles améliorations a-t-il apportées? Peut-on dire que Brejnev "corrige" la ligne de Staline? Si oui ou si non, pourquoi?
Gorbatchev déclare la fin officielle de l'URSS. Il met fin ce faisant au caractère (réel ou fictif) socialiste de l'URSS désormais éclatée et ouvre les portes toutes grandes de l'Europe de l'Est au capitalisme qui, depuis, nous prouve combien il contient en lui un impérialisme spoliateur, meurtrier et odieusement injuste.
Losurdo entrouvre très intelligemment la porte à une démarche analytique inédite en Italie/France et même en Occident. Des historiens anglo-saxons revisitent l'histoire soviétique et stalinienne et il se trouve que leurs travaux nous conduisent loin, bien loin, des conclusions trotskistes, kroutchéviennes et occidentales.
Ne perdons jamais cette idée que la propagande anticommuniste et antisoviétique de l'Occident n'est qu'une chose : de la propagande et de l'intox. Regardons tout ce qui se passe en ce moment : comment "ils" diabolisent l'Islam et certains pays musulmans. Regardons lucidement, froidement : interdiction d'être sceptique vis-à-vis du 11 septembre, alors qu'on est légitimement en droit de se poser des questions. On en a le droit et on en a le devoir en tant que citoyen(s). Souvenons-nous du grossier mensonge des ADM irakiennes, des couveuses koweïtiennes, du nucléaire iranien. Admirez l'enfumage colossal des dettes souveraines et du pillage éhonté des peuples soumis à l'austérité et au recul des droits sociaux.
Le capitalisme a voulu et veut encore la mort du communisme. Pour cela, il est prêt à tous les mensonges. Souvenons-nous encore et toujours des guerres de Corée et du Vietnam/Laos/Cambodge, de l'embargo à Cuba. De l'installation du shah d'Iran et de sa dictature, de l'assassinat de 500 000 communistes indonésiens, des dictatures en Amérique latine qui n'avaient qu'un but : empêcher les communistes de prendre le pouvoir pour qu'ils ne nationalisent pas les richesses sud-américaines? Ca a été le Chili où les USA ont fait renverser un gouvernement légalement élu, l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay, le Paraguay, le Nicaragua, le Salvador et j'en oublie.
C'est un ennemi de classe qui a livré et livre toujours une guerre de classe.
Nous affirmerons notre identité de communistes quand nous aurons scientifiquement examiné 80 ans d'Histoire soviétique et communiste. Nous prendrons alors, sur la base de travaux incontestables, des positions de communistes. Nous condamnerons tout ce qu'il y a à condamner et nous ferons l'éloge de tout ce qui a contribué au développement social et humain.
Ca nous est un devoir. Sinon nous renoncerons à jamais à porter le nom de communistes.
oui, sauf pour le 11 septembre qui fait figure d'intrus, voir :
Inconvénients des complots, inconvénients de leurs théories
Lénine voyait,je crois,un double objectif à la révolution : 1° le pouvoir des soviets et l'électrification, 2° que la ménagère soit capable de diriger l'Etat. Que l'URSS de Staline ait fourni l'électricité en ayant confisqué au capital la propriété des outils de production (ce qui me semble essentiel),c'est indiscutable. Mais dans mes quelques plongées en URSS,je n'ai pas constaté que la ménagère ait eu beaucoup son mot à dire dans la gestion des affaires.Or je pense que c'est là pour des communistes d'aujourd'hui l'essentiel de la réflexion à avoir sur les fautes du stalinisme.Mais peut-être je me trompe... Roquet
La ménagère a peut-être été absorbée par des tâches annexes: faire le travail des hommes disparus dans la boucherie de 14-18, lutter contre les Blancs et l'intervention étrangère, construire l'industrie a marches forcées, affronter les nazis, craindre la bombe atomique américaine étrennée au japon etc..etc. Je ne sais pas quel a été le statut de la ménagère sous la direction du parti communiste et Staline mais je sais quel a été le statut des femmes surtout si je le compare à celui des italiennes sous Mussolini , des allemandes sous Hitler, des Espagnoles, Polonaises, Portugaises, Argentines etc.. Quand à la si démocratique France quid de leur droit de vote avant 1945 ?
P.S Il me semble que Glucksman avant de devenir Sarkozyste avait écrit un brûlot anticommuniste intitulé 'La cuisinière et le mangeur d'homme'
Pourquoi ne pas vouloir voir le vrai sens de ce que j'écris ? Le probléme n'est pas (et n'était pas pour Lénine) celui du féminisme ! Il était celui de la gestion du pouvoir par la base,hommes et femmes,la contribution active,imaginative et non pas forcée,de toutes et tous à la vie économique et politique. Excusez-moi,ce que j'ai vu en URSS (et pas mal de syndicalistes comme moi),c'est que cela faisait très,très,très fortement défaut.Mais peut-être étions-nous encore sur place sous l'influence des "critiques de l'adversaire". Roquet
les soviétiques ont regretté l'URSS après le changement de régime imposé en 1991, mais n'ont pas beaucoup lutté pour le défendre quand il était encore temps, à par voter pour son maintien au referundum du mois de mars à 76%. En cela je suis d'accord avec Roquet.
je partage le point de vue du texte de GQ sur la période dite du stalinisme en URSS . ce point de vue rompt a juste raison ,avec l'anti communisme grossier ,de droite comme de gauche y compris de la part du PCF , car la plupart des analyses du stalinisme ont pour guide l'anti . grâce a quelques historiens et historienne digne de ce nom certains mensonges sur le sujet ont été mis a jour , ce qui permet de ce faire une opinion en dehors de l'histoire officielle ,anti communiste par nature . pour ma part je ne renie pas l'histoire de l'URSS sous staline qui s'inscrit dans un contexte international donné ,comme d'ailleurs la révolution bolchévik,l'URSS étant la cible a détruire , par le capitalisme ,y compris bien sur dans sa version fasciste . je pense que c'est a partir de ce contexte historique ,que l'histoire de l'URSS doit être analysée du moins pour un communiste . sam 82.
Les Soviétiques (ou plutôt les Russes après 1991) se sont fait tuer par milliers pour défendre leur Parlement en octobre 1993. Vidéos disponibles (en russe) en copiant le mot clé черный октябрь 1993. ("octobre noir")
Oui mais il a fallu deux ans de "thérapie de choc" pour les réveiller. le prolétariat des pays socialistes à joué la belle au bois dormant.
A l'origine de cette passivité le rôle subalterne et bureaucratique des syndicats, incapables de jouer un rôle dialectique, suite à une décision à mon sens regrettable de lénine et trotsky en 19 je crois.
par contre la dénaturation des sovets était inévitable à cause du faible niveau d'éducation à l'époque.
sur ria novosti, un article de 2008
Manifestation à Moscou en hommage aux événements d'octobre 1993
Pour "tordre le baton", on peut trouver des textes de Staline sur le blog suivant : résistance politique
.....et en bas à droite de ce site un dessin antisémite où l'israelien de service ressemble beaucoup à l'israelite de service dans Gringoire et Je suis partout. Comme quoi Gilles il faut être vigilant sur le choix des sites proposés.
Dessin tout à fait discutable en effet. Et slogan aussi.
"Les recherches sur le système pénal soviétique représentent, au total, près de 9.000 pages. Leurs auteurs sont nombreux, mais les plus connus sont les historiens russes V.N. Zemskov, A.N. Dougin et O.V. Xlevjnik. Leur travaux commencèrent à paraître en Occident grâce à l’aide de collègues de pays occidentaux.
publiés 1 FOIS dans le magazine français l’Histoire en septembre 1993 dans un article écrit par Nicolas Werth, directeur de recherche au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et qui contredit ses 7 tomes du goulag;
pour l’autre, publiés aux Etats-Unis dans la Revue d’Histoire Américaine (American Historical Review) par J. Arch Getty, professeur d’histoire à l’Université de Californie, Riverside, en collaboration avec G. T. Rittersporn, chercheur au CNRS ainsi que le chercheur V AN Zemskov de l’Institut d’Histoire Russe (qui fait partie de l’Académie russe des sciences)". LA SUITE et ce n'est pas une instrumentalisation de l'histoire dont nous abreuve la classe dominante.
« Enfin, notre circonspection est devenue une espèce de terreur, lorsque nous avons vu la déclaration des droits de l’homme poser, pour base de la constitution, l’égalité absolue, l’identité de droits et la liberté de tous les individus. » (Lettre de la députation des colons de Saint-Domingue, 11 janvier 1790, citée et commentée dans F. GAUTHIER, L’aristocratie de l’épiderme. Le combat de la Société des Citoyens de Couleur 1789-1791, Paris, CNRS, 2007)
Je comprends que les Soviétiques ont fichu au bagnes et camps de travail - ou exécuté les gens qui les menaçaient, les nazis capturés - qui ont martyrisé, mis en esclavage, une paille, 25 millions de Soviétiques et exterminé les Juifs d'Europe -. CAR C'EST SURTOUT DE PAUVRES EXECUTANTS CIVILS ET MILITAIRES PRONAZIS DONT IL S'AGIT DE SE PLAINDRE AVEC LE GOULAG.
Cf les Ukrainiens, les Lettons des démocraties colorées, etc etc qui disent que c'est "la clique juive qui a mené le génocide du peuple ukrainien"(sic) ou se disent" très antisémites car ils ne supportent pas qu'on cache les souffrances du peuple letton"!.
En Europe, on ne comprend pas: il n'y a eu AUCUNE dénazification, "épuration" des collabos, j'entends de l'Europe d'en haut, ha si!: 2.
Pour les admirateurs de Khroutchev, il a fait la preuve de sa compétence pendant la guerre d'occupation fasciste ! Et après aussi d'ailleurs, et surtout.
Comme je l'ai lu sur communisme-bolchevisme.net, les Communistes parlent de lutte de classe, de lutte contre l'impérialisme, parlent-ils DE DICTATURE DU PROLETARIAT ? i.e de Staline ce communiste, un des plus grands hommes du 20e siècle, ainsi que le proclament des tas d'anglophones, même cia, depuis que la guerre Froide contre l'URSS a été jugée superfétatoire ? toujours pas?
Enfin, citoyens, vouliez-vous une révolution sans révolution ?
Nous, vous, qu'on a souvent taxés de judéo-bolchéviques, je nous vois mal faire dans le Gringoire.
La vidéo du commentaire 12 mène à un Comité faire Front.
Hélas il est national contemporain: le pen.
Enlevez le post ! n° 12 ou prévenez !! SVP
Je ne comprend pas cette demande. Le commentaire 12 renvoie à des videos en russe, dans une série intitulée "octobre noir" et qui n'ont rien à voir avec le FN.
le dessin reproduit le mythe antisémite de la toute puissance des juifs, et présente les États-Unis comme un satellite d'Israël.
à ce sujet : Réflexions sur l’antisémitisme actuel (2011)
Aucune honte et au contraire rien que de la fierte a se considerer comme marxiste-leniniste-staliniste. Autant que Lenine fut le continuateur de Marx-Engels, Staline fut le continuateur de Lenine.
Si il vrai que la Grande Revolution Proletarienne d'Octobre n'aurait jamais pu etre victorieuse sans la theorie, strategie et tactique de son chef Lenine, il est tout aussi vrai que la grande Union Sovietique n'aurait jamais pu survivre sans son guide de 30 annees, JV Staline.
Comme disait Churchill, sous Staline, la Russie passa de la charrue a la pile atomique.
En 1918 les classes bourgeoises de 14 pays envahissaient la jeune Russie sovietique pour tenter de l'etrangler au berceau. En 1953, l'URSS de Staline faisait trembler de frayeur dans leurs chateaux les classes bourgeoises de toute la planete.
Ne fils de serfs, Staline fut l'architecte d'une oeuvre historique jamais egalee.
Ses erreurs consisterent a confondre les contradictions au sein du peuple avec les contradictions entre le peuple et ses ennemis. Staline a tres justement reprime les elements contre-revolutionnaires (bourgeois-koulaks-5eme colonne des pays imperialistes qui encerclaient l'URSS). L'ideologie bourgeoise dominante verse ses larmes a propos des victimes du goulag(colonies de travail et camps de travail), dont le taux de mortalite fut l'equivalent du taux de mortalite du systeme penitencier US (a l'exception des annees 41-45 , du a la penurie de medicaments durant la Grande Guerre Patriotique).
Mais jamais les meRdias bougeoises ne nous parlent des "cravattes de Stolypin", les pendaisons en masse des militants bolcheviks et syndicalistes apres la revolution vaincue de 1905, sous le gouvernement fasciste "Cent Noirs" du premier ministre du Tsar: le sinistre Stolypin.
Jamais on nous parle des "soupes communistes" de la guerre civile 1918-1921 , quand les blancs et leurs maitres bourgeois de 14 pays faisaient cuire vivants les bolcheviks prisonniers dans des marmites geantes devant les villageois rassembles.
Avant sa mort, Lenine avait critique Staline a propos de son mauvais caractere et de son cote brutal. Lenine critiqua le cote stalinien non le cote staliniste.
Lenine critiqua la personnalite de Staline en tant qu'individu. A aucun moment il mis en cause la theorie, strategie et tactique de Staline.
Le stalinisme ne fut pas responsable des erreurs de Staline.
Celles-ci furent causees par sa mefiance maladive envers tous les camarades quels qu'ils soient (y compris des bolcheviks purs et durs comme Molotov ou Kalinin), par son cas d'espionnite aigue, et une trop grande concentration de pouvoir entre ses mains.
Le cote stalinien de Staline fit que la revolution devora certains de ses meilleurs fils, ce qui est impardonnable pour nous revolutionnaires ( et qui par ailleurs rejouit la bourgeoisie).
Staline eut parfois conscience de ses propres exces envers des communistes honnetes ( voir les excuses qu'il fit lui-meme au Marechal Rokossovsky, arrete et torture injustement en 1937).
En 1952, le cas d'espionnite aigue de Staline le poussa meme a ecarter le grand Molotov de la direction du PCUS, qu'il soupsonna d'etre ... un agent de l'imperialisme anglais. A noter que Molotov ne cessa jamais, meme jusqu'a son dernier soufle en 1986, d'etre un fervent marxiste-leniniste-staliniste.
Au total , il n'y a pas grand chose a reprocher au stalinisme, en tant que continuation du marxisme-leninisme. Si seulement Staline aurait pu etre plus staliniste et moins stalinien.
D'accord avec l'opinion de CCL. A contrario Staline ne s'est pas assez méfié de Kroutchev au sein du Parti et du général Vlassov au sein de l'Armée Rouge (je ne fais pas de lien entre les deux hommes).
Il faut en effet contre-attaquer contre la tentative d'enfermer les socialismes réels dans une sorte "d'enfer' historiographique, dans une légende noire défendue par des lois qui prétexteront du négationnisme de la Shoah ou du génocide des Arméniens pour interdire de remettre en cause les affabulation de la propagande anticommuniste des nazis et de la guerre froide.
Mais il ne s'agit pas ici non plus de réhabilitation. Je pense que la diabolisation de Staline et l'exagération du bilan d'une repression effectivement excessive finalement fait obstacle à une critique véritablement constructive du socialisme réel et une analyse concrète des causes internes de l'échec de l'URSS. Qui sont à chercher selon moi dans le désarmement et la passivité du prolétariat soviétique.
Il a manqué à l'URSS une vraie révolution culturelle, et ce sont les purges de 37, dirigées contre la bureaucratie, mais d'en haut, qui en ont joué le rôle de manière funeste et impropre.
Et bien si, justement il s'agit de réhabilitation. Staline a été condamné par la voix de N . Kroutchev et peu ou prou tous les communistes du monde ont suivi (sauf en chine et en albanie comme chacun sait ). Il n'avait plus aucun défenseur au sein du PCF, ils étaient tous partis et l'on a vécu la conscience tranquille, heureux d'avoir condamné 'les violations de la légalite socialiste' et condamné fermement 'le culte de la personnalité' et 'les rapports de domination avec les partis frères. Nous avons avancé vers un avenir radieux fait de coexistence pacifique (tu parles) de loyale compétition économique (ah bon ) et de passage électoral,graduel et pacifique au socialisme (ben voyons). Il a fallu l'effondrement pour que l'idée que Kroutchev annonçait Gorbatchev se fasse jour. Aujourd'hui les militants du PC de Russie défilent avec le portrait de Staline, le PC Grec réhabilite son ancien sécretaire exclu ... et le réseau FVR le PCF se pose des questions au sujet du miraculeux georgien ce qui est déja mieux que de ne pas s'en poser du tout .
Il ne s'agit pas de nier ce qu'ont fait Iagoda, Yeshov et Béria tous placés sous les ordres de Staline mais d'établir un bilan sans n'y mettre que du négatif (comme tout le monde le fait) ou que du positif et 'vouer à Staline un culte proche de celui de la Vierge-Marie' comme le disait Jean Luc Sallé de l'URCF.
.. comme le disait avec humour JL Sallé de l'URCF
Au Camarade Gilles: je ne pense pas que les evenements de 1937-38 ("yeshovschina") furent a l'origine de la fin de l'URSS en 1990.
Si la "yeshovschina" avait sape les fondements du systeme socialiste en URSS, celui-ci se serait effondre en 1941, et non pas en 1990. Hitler etait convaincu que l'Union Sovietique etait "une vielle batisse vermoulue qui s'ecroulerait au premier coup de pied". Les bourgeoisies anglo-franco-americaines en etaient egalement convaincues et se faisaient un petit plaisir a pousser Hitler dans le sens ou il penchait... vers l'est. A noter que Trotsky en exil, ne se faisait pas prier pour repeter la theorie d'un "bon coup de pied" dans la "bureaucatie stalinienne degeneree" pour la faire s'ecrouler. Ce qui peut nous faire reflechir sur la possibilite reelle d'un complot anti-sovietique entre les elements hitleriens-bourgeois-trotskystes a travers un coup d'etat bonapartiste dirige par Toukhatchevski.
Comme tu dis, les repressions de 1937 furent excessives, je crois que nous sommes tous d'accord sur ce point. Il faudrait commencer par degonfler toutes les absurdites de l'historiographie officielle. Les "histo-a-riens" bourges (les Con-quest et autres KKKourtois) nous manient les cadavres au bulldozer pour atteindre des chiffres astronomiques (genre 50% de la population de l'URSS).
Les archives du CC du PCUS ouvertes brievement en 1990 ont fait accoucher la montagne d'une souris : 0,5% de la population de l'URSS furent victimes de la repression. chiffres sur lesquels les meRdias bourges firent le silence radio total, evidemment ! Molotov dans ses memoires estime que 20% des reprimes le furent injustement. De nombreux communistes sinceres furent "liquides" comme "ennemis du peuple" et essentiellement au sommet : les 3/4 des membres du comite central elu au 17eme congres (1934) avaient disparus de la surface de la terre lorsque le 18eme congres fut convoque (1939). Staline siffla la fin de la recre et mis la faute sur la direction du NKVD et son chef Yeshov qui fut lui-meme "liquide" a son tour.
Il est 100% certain qu'un complot international existait pour liquider l'URSS. Rien de surprenant evidemment, ca on le savait bien , et cela depuis 1918, quand 14 pays capitalistes avaient envahi la Russie en 1918 pour "etrangler les Soviets au berceau" (selon l'expression celebre de Churchill).
Depuis, l'URSS etait devenu une forteresse, meme si elle etait une forteresse assiegee. Cependant les nuages noirs s'accumulaient des deux cotes : l'Allemagne nazie a l'ouest, le Japon imperialiste a l'est. La France et l'Angleterre faisaient de leur mieux pour chevaucher le tigre nazi, tandis que les US financaient l'industrie lourde allemande et poussaient le Japon dans le sens ou il penchait : vers les "bolchos". La 5eme colonne etait fievreusement au boulot a l'interieur de la forteresse sovietique pour saboter l'industrie et l'agriculture.
Les classes dechues , bourgeoises et koulaks, et leurs larbins parmi les travailleurs intellectuels se faisaient un plaisir de donner un coup de main a leurs freres de classe etrangers en sabotant les machines a la moindre occasion.
Dans une telle situation concrete la repression etait inevitable et necessaire pour la survie de l'URSS. Simplement , il n'aurait pas fallu "liquider" le bebe avec l'eau salle du bain. Comment peut-on accepter, par exemple, qu'un heros communiste tel que Bela Kun, le "Lenine" de la republique hongroise des conseils de 1919, se soit fait "liquide" comme "ennemi du peuple" ?
La liste est longue malheureusement, des Camarades "liquides" durant la yeshovschina.
Nous devons rejetter la repression que Staline a fait subir aux communistes sinceres et innocents, pas celle qu'il a fait subir aux vrais "ennemis du peuple" qui auraient transforme l'URSS en un gigantesque ocean du sang des ouvriers et paysans s'ils avaient reconquis le pouvoir, a l'occasion d'un "grand coup de pied".
Malgre les erreurs douloureuses de 1937-38, le courant ne cessa jamais de passer entre les ouvriers-paysans sovietiques et la direction de l'etat et du parti.
La preuve ? le mouvement stakhanoviste, les samedis communistes, le "grand bont en avant" accompli durant les trois premiers plans , ou plutot deux et demi, vu qu'Hitler interrompit le troisieme en 1941. Staline avait explique au peuple sovietique en 1929 qu'il etait en retard de 50 a 100 ans sur les pays capitalistes de l'ouest, et qu'il fallait rattrapper ce retard en l'espace de 10 ans, sans quoi le socialisme serait ecrase par ses ennemis. L'histoire lui donna raison a 100%.
Les ouvriers-paysans sovietiques se leverent en masse a l'appel de leur chef et accomplirent ce qu'aucun peuple n'avait jamais accompli historiquement : en 1939, l'URSS etait devenu la 2eme puissance industrielle de la planete. Meme les histo-a-riens bourges sont obliges de reconnaitre que les taux de croissance de 12 a 13% par an sous Staline ne furent jamais egales par aucun pays.
On est loin de la "catastroika" sous les traitres et agents CIA Gor-bitch , Boris "le Vautour" Yelstin et "le rat" Shevardnadze".
La Grande Guerre Patriotique de 1941-45 refute categoriquement l'idee que le stalinisme etait separe des masses. L'invasion de l'etat ouvrier-paysan sovietique a donne lieu a un phenomene de masse et spontane : les sovietiques se sont rallies comme un seul homme derriere LEUR fer-de-lance . LEUR parti communiste ! Par centaine de milliers les ouvriers-paysans ont adhere au PCUS(bolchevik)
Et phenomene encore plus marquant : dans les zones occupees par l'envahisseur nazi, les sovietiques ont adhere en masse aux organisations clandestines du parti, au peril de leur vie evidemment.
Les membres du parti s'engagerent dans l'Armee Rouge par centaines de milliers, pour rejoindre le front et y casser du nazi.
Dans les zones occupees, suivant l'exemple des communistes, les sovietiques s'engagerent spontanement et en masse dans l'armee de guerrilla, des juillet 41.
La guerrilla de Staline fut le veritable "second front" contre l'armee nazie, 3 ans avant l'ouverture du second front des anglo-americains, trop heureux de voir les "bolchos" se faire saigner a blanc par la Wehrmacht jusqu'en juin 44.
Camarade Gilles, l'histoire montre clairement une chose: la "passivite et le desarmement" du proletariat sovietique, ils ne se manifesterent a aucun moment durant les annees Staline.
Au contraire, les annees Staline virent une energie et un enthousiasme des classes proletariennes pour leur revolution jamais egales dans l'histoire humaine.
la yejovshina si on en croit les historiens comme Manning fut une tentative de nettoyer brutalement la bureaucratie, d'empêcher par le haut la constitution d'une caste privilégiée (donc exactement le contraire de ce qu'en pensait ou disait Trotsky). mais il n'empêche qu'elle a créé une culture de l'arbitraire qui à long terme a fini par rendre les masses passives, même si ce ne fut pas le cas tout de suite.
Pour le reste je suis d'accord avec ce commentaire. Mais je préfère ne pas traiter les postcommunistes de "traitres" pour ménager la crédibilité et éviter l'hytérisation du langage qui aboutit au discrédit. Et plus : Gorbatchev réduit à faire la pub Vuiton fait pitié plutôt qu'autre chose. A quoi bon le pendre? car le mot "traitre" appelle inévitablement l'image de la potence que mériterait forcément celui qui ainsi désigné.
Au Camarade Marcel : Tu as raison a propos de Vlasov et Krutschev.
Vlasov avait bien cache son jeu jusqu'en 42.
Durant la bataille de Moscou en hiver 41 , il s'etait meme comporte en heros et sa photo fut publie dans Pravda. En voila un qui aurait bien merite un bon pruneau de 7.65MM dans la nuque en 1937 !
A noter que Vlasov est honore deux fois par an a New-York par une eglise orthodoxe frequentee par les emigres russes. Peut-etre que le bon-dieu a deja "rehabilite" les anciens nazis aux portes du paradis...
Faut dire que selon Dick-IN-Bush (Georges W), le bon-dieu lui etait apparu en mars 2002 pour donner son accord sur l'invasion de l'Irak, alors apres tout, va savoir...
Quant a notre clown Krutschev (avec sa fable sur le globe de Staline), il a apporte des rivieres d'eau au moulin des ennemis mortels du communisme. Meme s'il est totalement faux de dire qu'il aurait restaure le capitalisme en URSS, tu as 100% raison de dire que le nuage Krutschev annoncait l'orage Gorbachev trente ans plus tard.
Quand on pense que "Mister Louis Vuitton-himself" (Gor-bitch) avait adhere au PCUS en 1956 , en pleine epoque Krutschev, et qu'il fit son chemin jusqu'au sommet du parti... pour mieux le liquider et restaurer le capitalisme .
L'histoire d'un agent de l'imperialisme US qui, parvenu au poste de pilotage du cuirassier sovietique , le saborda.
Pas etonnant que la premiere "medaille de la liberte" de la fondation Ronald Reagan fut accordee a Gor-bitch. Pour meriter cette medaille il faut avoir "fait une contribution monumentale et historique a la cause de la liberte mondiale"(dixit la Ronald Reagan Foundation)
Normal, l'imperialisme sait recompenser ses serviteurs.
Un detail qui devrait nous faire beaucoup reflechir egalement : Gorbachev declara avoir ete profondement marque durant son enfance par l'arrestation de ses deux grand-peres en 1937 . L'un aurait ete envoye au goulag pour s'etre oppose a la collectivisation, l'autre pour avoir cree une organisation secrete. Les deux en etaient revenus vivants au bout de quelques annees.
Staline disait que la lutte de classes ne cesserait jamais sous le socialisme, et qu'elle avait meme tendance a s'aggraver au fur et a mesure que le socialisme se renforcait. Il disait aussi que le meilleur moyen de prendre d'assault une forteresse etait de l'interieur.
Notre clown Krutschev, lui par contre, nous parlait d'un "etat du peuple entier" et de "competition pacifique" entre pays a systemes sociaux differents.
Petite conclusion par James Baker (secretaire d'Etat de Georges HW Bush) en 1992 : "pour mettre fin au communisme , nous avons depense 4000 milliards de dollars depuis 1945"
Alors , a qui l'histoire a-t-elle donne raison ?
A " l'etat du peuple entier" ou a la "forteresse prise de l'interieur" ?
Il est possible aussi qu'ils aient changés. Un des aspects les plus faibles des accusations des procès de 36 37 était justement cette volonté de faire apparaître les accusés comme des traitres de toujours, ce qui n'était absolument pas crédible.
Je n'ai jamais pensé un seul instant que Trotsky, Kamenev, Zinoviev, Boukharine ou Rykov étaient des traitres. Ce sont des gens qui ont combattu politiquement la direction du PC et ont été battu politiquement. Ils ne l'ont jamais accepté. Certains ont fomenté un putsch (cf Losurdo citant Malaparte) et ont été exilés, d'autres par deux fois ont été exclus du parti puis reintegrés mais ont continué à lutter de plus en plus clandestinement. Les débats avec cette opposition multiforme et coriace ont duré près de quinze ans.(1920-1935) C'étaient des révolutionnaires, des dirigeants bolcheviques de haut niveau qui ont été marqués par le pragmatisme de Lénine qui n'avait pas refusé l'aide de l'allemagne pour revenir en russie. Eux étaient isolés, sans le soutien des masses mais avec d'énormes appuis dans le Parti, dans l'Armée. Ils visaient à une révolution de palais avec je pense assassinat des dirigeants soviétiques. Ils avaient besoin d'aide, ils ont choisi la pire: celle des nazis, des militaristes japonais sans doute avec l'adage 'qui veut la fin...' et persuadés que comme après Brest-Litovsk les concessions territoriales seraient récupérées par la révolution mondiale. Après l'assassinat de Serge Kyrov la machine était lancée. On a accuse Iagoda et Yeshov d'avoir eu partie liée avec cette opposition et orienté la repression en priorité vers des communistes et des non communistes innocents. Je ne sais pas si c'est vrai.
Donc pas des traitres au sens d'un ralliement idéologique ou crapuleux à l'Axe (sauf peut- être Toukatchevski pour l'idéologie selon certains) mais plutôt des comploteurs qui ont raté leur complot.
D'accord avec Marcel a propos des bolcheviks de la "vieille garde" (Trotsky, Kamenev, Zinoviev, Rykov, Boukharine, etc..). Ils etaient des communistes sinceres a mon avis, a part Trotsky peut etre vers la fin , dont le language se rapprochait dangeureusement du language des pires anti-sovietiques de la planete.
Jamais Staline n'aurait du proceder a leur elimination physique (ou l'authorizer). Lenine ne l'aurait jamais accepter c'est 100% sur. Par exemple, en octobre 1917 Kamenev et Zinoviev avaient pratiquement "trahi" la revolution en publiant au grand jour la decision secrete de l'insurrection armee par le comite central bolchevik (qu'ils desapprouvaient).
Ils avaient devoile a l'ennemi les plans de l'offensive!
Et bien malgre tout, Lenine leur pardonna plus tard (apres qu'ils aient admis leurs fautes) et les re-integra dans la direction du parti.
Dans les annees trente, Staline aurait du les laisser vivre meme s'ils etaient coupables de manigancer une revolution de palais.
Simplement pour respecter la memoire de Lenine, car de nombreux bolcheviks (y compris Dimitrov) n'ont jamais compris cette "liquidation" physique de la vieille garde , meme s'ils ont garde le silence.
Par contre je maintiens que Gorbatchev, Yeltsin , etc.. sont des traitres pur-sucre et sans colorants! Faut savoir appeler un chat un chat.
Ce qui ne veut pas dire qu'ils auraient merite la "cravatte" de Stolypin non plus. Mais un petit sejour en Siberie, ca oui. Les US ont des camps de travail dans les penitenciers de chaque etat, et nos ideologues bourges n'y trouvent rien de scandaleux que je sache...