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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 14:28

pour info (ce n'est pas ma position, NDGQ)

Le capitalisme broie nos vies !

Ni austérité de droite, ni austérité de "gauche" : BOYCOTT !

Malheureusement, pour les travailleurs, pour tous ceux qui vivent de leur travail ou de leur retraite, pour la masse de la jeunesse, les élections présidentielles ne sont guère porteuses de perspectives même partielles

Ni Sarko…

Dans le pays, domine un rejet massif de Sarkozy et de sa politique. Force est de constater que ce qui provoque un tel rejet, c’est bien concrètement certaines conséquences du caractère de classe de la politique mise en place. Scandales politico-financiers, arrogance de nouveaux riches, pluie de mesures pour conforter les détenteurs de la fortune au détriment de ceux qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, soutien financier massif aux banques et au patronat, offensive permanente contre les droits des travailleurs et le pouvoir d’achat, politique étrangère alignée sur l’impérialisme américain et multipliant les interventions militaires… ; la liste serait longue des sujets de mécontentements. Même les médias de la grande bourgeoisie et de l’État prennent en compte ce rejet. Mais l’astuce consiste à le dépolitiser en utilisant le caractère quasiment monarchique et autoritaire de la Constitution gaulliste au demeurant aggravé : face au mécontentement, on joue sur une personnalité particulièrement insupportable et sur le discrédit personnel du Président sortant pour mieux dédouaner et continuer sa politique.

… ni les François.

Par là on se prépare, s’il le faut, à l’alternance, au changement de « personnel » que constituerait l’élection de François Hollande ou de François Bayrou. Car au fond, la politique proposée par les deux prétendants est fondamentalement la même que celle de Sarkozy  : il est significatif que Hollande et le PS, d’un côté, Bayrou de l’autre, ne proposent pas même l’abrogation de l’ensemble des mesures réactionnaires adoptées pendant ce quinquennat (et les précédents) : sur les retraites, sur la politique de démantèlement de la Fonction publique, sur les réformes de la justice, de l’administration territoriale, de l’Éducation nationale. Certes des points de détail les opposent – pendant la campagne électorale tout au moins. Mais sur le fond, Hollande et le PS, comme Bayrou, partagent avec Sarkozy la même vision, la même approche de classe de la politique à mener : légitimation de la « dette » - concrètement du financement du capital financier par les travailleurs
-  ; nécessité « d’économie » - c’est-àdire, entre autres, poursuite de la casse de la Sécurité sociale, de l’hôpital public, des retraites réelles – ; poursuite des exemptions patronales en matière de « charges salariales  » - en réalité amputation des salaires indirects
- , tandis que les salaires directs seront bloqués au nom du coût du travail. Et Hollande comme Bayrou ont soutenu l’agression contre la Libye, soutiennent l’expédition militaire en Afghanistan, et s’apprêtent à soutenir ou à organiser, s’ils étaient élus, des agressions militaires contre la Syrie et l’Iran.

S’opposer réellement à Le Pen

En fait les électeurs ont à choisir entre trois candidats qui présentent un même programme politique avec des nuances à la marge pour attirer les segments du marché de l’électorat qu’ils visent, comme le font les services marketing des entreprises capitalistes. C’est le programme du capital monopoliste et de l’oligarchie financière qu’expriment les directives et les institutions de l’Union Européenne et qu’applique avec zèle l’État français.

La crise du capitalisme connaît un aiguisement sans précédent depuis la seconde guerre mondiale, se traduisant, en France comme dans tous les autres pays capitalistes, par une paupérisation accrue des travailleurs, des couches moyennes et même des professions indépendantes. Le capitalisme arrive à l’épuisement de ses capacités d’adaptation à la crise systémique qu’il traverse.

Dans ce contexte, Hollande comme Bayrou, en étant inféodés au FMI, à l’UE, prouvent qu’ils sont les candidats, eux aussi, du grand Capital. Non seulement ils ne constituent pas une alternative politique à Sarkozy, mais ils participent du même danger de voir se développer un courant néo-fasciste, incarné par Marine Le Pen, dont la démagogie tous azimuts est destinée à capter le soutien de certains milieux sociaux désespérés par la crise en l’absence d’alternative politique.

Car s’opposer à la montée « lepéniste », au fascisme, ce ne peut être se rallier à un vote d’autant plus inutile que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il ne peut que nourrir la pourriture sur laquelle fleurit le fascisme.

S’attaquer au capitalisme

L’alternative politique ne peut être envisagée que d’un seul point de vue : la crise est celle du capitalisme comme mode de production et comme formation économico-sociale. On ne peut donc pas en sortir sans rompre avec le système qui est en crise, à savoir le capitalisme ! Cela ne renvoie pas au « Grand Soir », mais bel et bien au rassemblement populaire autour de la classe ouvrière, qui doit se construire à partir des aspirations des masses et des luttes anti-monopolistes capables de préparer les travailleurs au combat difficile contre la bourgeoisie, pour la victoire du socialisme qui plus que jamais est à l’ordre du jour.

Le Front de Gauche tourne le dos à la rupture nécessaire

C’est en fonction de cela que nous ne pouvons donner caution au Front de Gauche. Car celui-ci continue de véhiculer le mythe du PS, à « gauche », ce qui sous-entend qu’il admet de gouverner avec ce parti et qu’il tourne le dos à la perspective de rupture avec le capitalisme, ce que démontre clairement son programme : confusions sur les nationalisations, propositions infantiles sur le contrôle de la BCE et le maintien de l’Euro, maintien du carcan de l’UE au nom de la mythique « Europe Sociale », l’Arlésienne de la politique ! Tout se résume à l’idée d’un partage plus équitable, qui laisse intacte la propriété capitaliste ! Quant à la politique extérieure, le Front de Gauche, après avoir soutenu dans les faits l’agression contre la Libye, appelle à des sanctions contre la Syrie et contre l’Iran, et couvre les préparatifs de guerre à condition que ce ne soit pas l’OTAN en tant que tel mais les pays européens  ! Cautionner ces positions, ce serait semer de graves illusions parmi les travailleurs, illusions vite transformées en amertume, faisant là encore le lit du néo-fascisme.

Le boycott doit être la réponse préparant l’avenir

Dans ces conditions, l’URCF appelle les travailleurs, les démocrates, à se prononcer pour le boycott, tout en préparant les mobilisations pour s’opposer aux politiques qui s’annoncent, destinées à faire payer la crise aux masses populaires. L’ampleur du mouvement de boycott peut et doit affaiblir les gouvernements à venir, car à court terme, et dans la perspective de la construction du vaste mouvement anticapitaliste nécessaire que nous avons évoqué plus haut, l’objectif révolutionnaire immédiat, c’est un pouvoir faible, privé de légitimité populaire.

AXES DE LUTTES

- Abrogation de la Constitution anti-démocratique de 1958 et convocation d’une Assemblée Constituante élue à la proportionnelle, impulsant un vaste débat pour une participation populaire à la rédaction d’une nouvelle Constitution.

- Retrait de l’Union européenne, de l’OMC et du FMI, récupération de la souveraineté.

- Reconstitution du secteur nationalisé bradé depuis 1988, et son extension sous contrôle des travailleurs avec reconstruction du secteur productif.

- Satisfaction des principales revendications populaires en matière de salaires, d’emploi, de santé, d’éducation…

- Opposition à toute guerre impérialiste, retrait de l’OTAN, politique de paix, de désarmement et de solidarité et coopération avec les peuples en lutte contre l’impérialisme.

L’avenir réside dans les luttes et le socialisme !

 

 

Par Réveil Communiste - Publié dans : Positions - Communauté : les anti-capitalistes
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Commentaires

Je ne partage pas ce point de vue, qui m'apparaît, malgré la sympathie que j'ai pour ses auteurs, comme gauchiste. Il m'apparaît comme dans un monde idéal et parfait, où "il n'y aurait qu'à", et surtout, comme si l'élection était une fin en soi, bien qu'il s'en défende à la fin. Or, en ce qui me concerne, je n'ai ni les moyens ni l'envie de m'abstenir le 22 avril. Le Front de gauche est ambigu, certes, il est pro-européen j'en conviens et cela me navre, mais puis-je le renvoyer dos-à-dos avec Sarko-la-peste, Marine-le-choléra, François-le-néant ? Non, trois fois fois. Voter n'est un idéal ni une fin en soi, et cela n'obère en rien les luttes à mener avant ni après cette échéance. C'est la raison pour laquelle, sans hésitation, même si j'aurais préféré bien d'autres choses (ligne politique, candidat, stratégie, etc.), je voterai Mélenchon.
Sur le second tour, là encore, je n'ai aucune hésitation en m'apprêtant à voter Hollande, celui-ci fût-il un Blair en puissance. L'enjeu de cette élection est, dans un premier temps, de dégager le président des riches, des racistes, de l'OTAN, et de faire reculer l'extrême-droite. Si cela doit passer par un vote Hollande au 2e tour, et bien soit. J'en suis d'autant moins ennuyer que ce positionnement va indubitablement de pair, et ce point me semble absolument essentiel, par l'affirmation du refus clair et net de soutenir la politique sociale-libérale que Hollande nous prépare, et évidemment de participer à son gouvernement. L'élection ne me sera ainsi vue que comme un point d'étape, un moment de la lutte sans être une fin en soi. Le gauchisme consistant à demeurer pur en ne mettant pas de bulletin de vote PS au 2e tour (a fortiori après 5 années de Sarkozy !!) ne ferait finalement que dévoiler son électoralisme, et sa vanité. Je refuse de laisser la moindre chance à Sarkozy de continuer pendant 5 ans sa politique, mais pour autant je n'ai aucune confiance en Hollande. Pour chasser le premier, je voterai donc Mélenchon au 1er tour, Hollande au 2e ; pour combattre le second après l'élection, il faudra indiscutablement refuser de se lier au gouvernement socialiste.

 

 

 

Commentaire n°1 posté par Jonathan le 19/02/2012 à 17h05

malgré les reférences constantes aux camarades du KKE, la large diffusion qu'elles font des positions de ce parti frère, des déclarations et interviews de leur secrétaire générale, AUCUNE des organisation communistes en France qui se disent solidaires de ce Parti n'en tire de leçon. A savoir:

rupture totale avec le social libéralisme analysé avec raison comme parti du capital: les communistes grecs ne votent pas pour le PASOK qui lui s'assoit à la table des neo-nazis

rupture totale avec le front de gauche PGE: les communistes grecs en dénoncent politiquement les dérives et les dangers

rupture totale avec les gauchistes trotskystes, maoistes,anarchistes et autres alter , anti-libéraux: les communistes gecs savent qu'ils n'ont rien à attendre d'eux si ce n'est des provocations 

.. MAIS participation aux divers scrutins, locaux, nationaux, présence à la chambre des députés où ils portent la voix des travailleurs en lutte. MAIS liaison avec les masses au travers des syndicats de classe. MAIS présence active du parti dans la rue et sur les lieux de travail.

Entre abstention stérile et ralliement plus ou moins piteux à la succursale française du PGE, les communistes oppositionnels dans et en dehors du Parti ne proposent rien.  

Commentaire n°2 posté par marcel raym le 20/02/2012 à 07h28

D'accord avec le constat de Marcel Raym. Ma position serait probablement différente si le réseau FVR avait tenté une prise de position quant à une campagne communiste à la présidentielle, candidat ou pas. Or, dès la fête de l'huma et le débat au stand du pas-de-calais, j'ai compris qu'il n'en serait rien : comme l'a rappelé GQ, c'était "une position par intervenant"... alors après on peut organiser des "rencontres nationales" pour "échanger" et "débattre", mais enfin je me demande à quoi et à qui ça sert.

Résultat, le seul cadre un peu solide qui me reste pour faire campagne c'est Mélenchon. Ca me fait ch... mais est-ce que j'ai le luxe de pouvoir m'en détacher ? Ben non.

 

 

Commentaire n°3 posté par Jonathan le 20/02/2012 à 08h20

Je rejoins Jonathan sur son analyse (première et deuxième interventions) : à défaut de grives,...

L'élection n'étant pas un but en soi mais une étape, il faut s'en servir sans fantasmer son impact et sans tromper ni les militants ni les électeurs sur la nécessité d'accentuer le combat de classe qu'elle que soit le vainqueur de ces élections.

Et, effectivement, il y a carence du réseau qui n'apparait aujourd'hui que comme une plateforme d'échange sans stratégie ni pensée continue. Pas d'apparition claire ! Pas d'analyses à transmettre aux militants ! Pas de perspectives !...

On peut tourner le problème dans tous les sens : il y a un problème de leadership au sein de notre réseau !

Commentaire n°4 posté par Eric RUIZ le 20/02/2012 à 09h51

arrêtez de vous trouver des excuses . ayez le courage politique de dire clairement que vous soutenez Melenchon . et contrairement a ce qui est dit il y a des communistes hors du parti qui ont des propositions claires et nette , qui n'ont pas l'air de vous inspirer . alors pour une fois assumez vos choix ça vous changera . pour ma part ça sera l'abtention stérile que j'assume sans excuses . sam 82 .

Commentaire n°5 posté par sam 82 le 20/02/2012 à 17h45

Pas de faux procès !

Quant à toi, on peut, nous aussi, te soupçonner de choses inavouables, au lieu de te voir assumer ton abstention, comme d'avoir une partie de pêche prévue ce jour-là avec ton beau-frère ou, pire, une espèce de connivence avec la politique menée pendant 5 ans par Sarkozy qui t'empêcherait de voter contre lui....

Si tu ne crois pasà la complexité des prises de position, ça ne sert à rien de témoigner. On s'en tape de ta leçon de pureté imaculée.

 

Commentaire n°6 posté par Jonathan le 20/02/2012 à 19h26

Sans être aussi féroce que Jonathan, il faut reconnaître Sam que ton argumentation vire de plus en plus à l'insulte réductrice : nous voilà grosso modo traités de sociaux-traitres refoulés !...

 

Et, comme Jonathan, je me demande ce que tu viens faire sur ce site si c'est juste pour insulter les militants ? Si au moins il y a avait une argumentation dans tes propos !... même une vieille argumentation !

 

Enfin, personnellement, je ne considère pas que ce que proposent les organisations qui se revendiquent du communisme (URCF, Coord Com, PCRF, Rouge Vif, etc...) est inintéressant, ce que je leur reproche (comme à toi), c'est qu'il y a loin du discours unificateur à la réalité ! Depuis le temps qu'elles existent et qu'elles veulent rassembler les communistes sincères, pourquoi ne sont-elles pas arrivées au minimum à se rassembler elle-même ?

C'est cette contradiction qui, à mon avis, est à résoudre en premier !...

 

Et, en attendant, que tu le veuilles ou non, l'endroit où se concentrent le plus grand nombre de communistes sincères et militants (entourés et dirigés certes par des réformistes), c'est encore au PCF ! Et quand on voit comment évolue le MJCF, en nombre et en ligne politique, je crois que c'est important de maintenir un contact organique et militant avec ces communistes sincères du PCF et cette nouvelle génération.

 

Cela me parait plus efficace tactiquement que la technique de la fuite que tu choisis, fuite de la confrontation directe avec les directions post-communistes du PCF, fuite du contact direct et du travail de conviction avec les militants sincères et fuite du débat électoral même si celui-ci est biaisé.

Commentaire n°7 posté par Eric RUIZ le 21/02/2012 à 09h55

la suite du dialogue tournant à l'invective, les posts ultérieurs sont supprimés

Réponse de Réveil Communiste le 23/02/2012 à 11h50

Présentation

Qui sommes-nous?

Réveil Communiste : blog animé par des membres du PCF remettant en cause l'évolution générale postcommuniste de la ligne depuis le congrès de Martigues (2000).

Initialement fondé en septembre 2007 pour contrecarrer les manœuvres de liquidation du parti engagées par une partie de l'appareil dans la foulée de l'échec électoral de MG Buffet.

En 2011 RC a soutenu la candidature d'André Gerin, puis conformément à son désistement, celle d'André Chassaigne, pour la candidature communiste à l'élection présidentielle de 2012.

Animateur principal depuis février 2010 : Gilles Questiaux.

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