Identité nationale : il faut dire chiche
2 novembre 2009
Pourquoi avoir peur de l’identité nationale ? Nous sommes conviés à un débat pour définir de nouveaux contours à ce qui fonde notre nation. Il faut dire chiche. La nation est un bien commun. Ne laissons personne s’en approprier le drapeau à des fins partisanes. Il n’échappe à personne que l’initiative du ministre de l’immigration répond à des objectifs politiciens et électoralistes.
Qui brade l’identité nationale ? Ce n’est pas parce que le gouvernement tourne le dos à la France de l’hospitalité qu’il faudrait se priver d’une grande réflexion nationale. Se retrancher derrière les charters de la honte pour refuser le débat. Ce serait contre productif.
Il faut répondre à l’immense interrogation qui taraude notre peuple, vivant sous la férule du capitalisme du désastre, pourvoyeur d’individualisme, d’égoïsme, de repli sur soi, ces trente dernières années.
Ne laissons pas la nation aux mains du FN et de l’UMP. Personne n’a oublié la présidentielle de 2002. La République est notre socle à tous, commune au PCF, aux forces politiques de gauche comme de droite. Pour ce qui concerne le PCF, je crois toujours, avec Maurice Thorez, au mariage du drapeau rouge et du drapeau tricolore.
L’ensemble de ces forces doivent apporter des réponses républicaines pour dissiper les inquiétudes des populations qui ont le sentiment que tout fout le camp, sur fond de paupérisation économique, sociale ainsi que morale et culturelle.
En particulier, nous avons besoin d’enrichir notre patrimoine judéo-chrétien avec ce qu’il y a de meilleur dans la culture et la civilisation musulmanes, en refusant catégoriquement tous les intégrismes, les fanatismes porteurs d’idéologies barbares, comme nous avons toujours fini par réussir à le faire au cours de notre histoire.
La francisation depuis Clovis s’est souvent réalisée dans la douleur. Nous devons aller de l’avant en revivifiant les valeurs universelles et singulières de la France, ses valeurs révolutionnaires et son utopie combattante, issues du siècle des Lumières, de 1789, de ses trois constitutions fondatrices, en 1793, 1848 et 1945. Soyons de la France du courage et de la résistance républicaine.
André GERIN
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